Grande rentrée syndicale à Lyon ce mardi 1er octobre. Une intersyndicale (sans la CFDT) appelle à une « grève et une manifestation pour nos droits ». Répondant à une mobilisation nationale, plusieurs structures (CGT, FSU, Solidaires, UNEF, Union Étudiante, CNT, USL) organisent un rassemblement qui partira à 11 h 30 de la manufacture des tabacs (Lyon 8e).
Dans un contexte politique explosif, les mots d’ordres sont multiples : « Pour les salaires, les services publics et l’abrogation de la réforme des retraites ». L’intersyndicale revendique l’augmentation des pensions et des salaires et l’indexation de ces derniers sur l’inflation, un Smic à 2000 euros et la fin des inégalités entre les femmes et les hommes.
« Nos salaires, pensions, bourses et minima sociaux ne peuvent plus régresser face à l’inflation ! », clame l’intersyndicale. Face à des « services publics à bout de souffle », elle exige plus de moyens financiers pour garantir « l’accès de tous et toutes à des services publics de qualité ».
À Lyon, une manifestation dans un contexte politique brûlant
Pour mobiliser de tels moyens, il faut un budget. Or, le 1er octobre marque aussi le premier jour des discussions sur le budget de l’État et de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale. Un sujet brûlant et capital pour les organisations syndicales.
« Nous pouvons gagner et arracher des victoires au moment où le président de la République et l’alliance jusqu’à l’extrême droite cherchent à imposer, contre la volonté générale, le maintien du cap libéral et autoritaire », estime l’intersyndicale dans son communiqué.
Plusieurs autres manifestations ont été organisées à Lyon ces dernières semaines. Le 7 septembre le mot d’ordre « contre le coup de force de Macron », reflétait la tension politique du moment. Le président de la République venait à peine de nommer Michel Barnier (LR) comme nouveau Premier ministre. À rebours des résultats des élections législatives du 7 juillet qui plaçaient le Nouveau Front Populaire en tête. Le rassemblement avait réunit plus de 5 000 personnes, selon la préfecture.
La manifestation du 1er octobre se déroule après la nomination du gouvernement, très à droite, de Michel Barnier. Avec des personnalités comme Emmanuel Retailleau (LR) à l’Intérieur ou Guillaume Kasbarian aux Services publics. L’événement fera office de « test » pour juger les forces en présence, en cette rentrée 2024.

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