« Encore et encore ». Le collectif 69 Palestine poursuit sa mobilisation contre le massacre à Gaza, plus de dix mois après le début du conflit. Il appelle à un nouveau rassemblement, samedi 31 août, à 15h00 sur la place de la République (Lyon 2e).
Depuis, les rassemblements passent et les revendications restent les mêmes : cessez-le-feu permanent, levée du blocus de l’enclave par l’armée israélienne qui bloque les acheminements d’aide humanitaire, sanctions contre l’État hébreu, arrêt des livraisons d’armes, reconnaissance par la France de l’État de Palestine…
Une dernière exigence qui semble loin des préoccupations politiques actuelles dans un pays dirigé par un gouvernement démissionnaire chargé des « affaires courantes ». Depuis les résultats des élections législatives anticipées du 7 juillet, Emmanuel Macron n’a toujours pas désigné de nouveau Premier ministre. Le Nouveau Front populaire (NFP), arrivé en tête, est la seule force politique à avoir proposé la reconnaissance de l’état palestinien dans son programme.
À Lyon, dénoncer la situation humanitaire catastrophique en Palestine
À Gaza, le bilan humain s’alourdit. Plus de 40 000 mort·es et près de 10 000 blessé·es, selon les derniers chiffres du ministère de la santé du Hamas. D’après l’Unicef, les femmes et les enfants représentent 60% des victimes.
Au micro de France Culture jeudi 29 août, le médecin de guerre et humanitaire Raphaël Pitti a alerté sur la situation humanitaire catastrophique à Gaza. L’OMS a annoncé la présence du virus de la poliomyélite (polio) dans les eaux usées, alors que le système de santé est à 60% détruit, notamment par les incessants bombardements de l’enclave palestinienne par l’armée israélienne.
La malnutrition touche presque toute la population et « les conditions d’hygiène sont déplorables par manque d’eau, la stagnation des eaux usées, la destruction des stations d’épuration et les montagnes d’ordures et de gravats », note le médecin.

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