Après l’assassinat de deux femmes transgenres à Paris et à Compiègne (Oise) la semaine dernière, un rassemblement de soutien et de recueillement est organisé ce jeudi 18 juillet de 19h à 21h place Guichard (Lyon 3e).
Il répond à un appel national à la mobilisation. D’autres rassemblements sont prévus un peu partout en France les 16, 17 et 18 juillet, notamment à Paris Grenoble, Lille, Nîmes, Tours…
À Lyon, un rassemblement de « de recueil et de solidarité envers les personnes transgenres »
Le 5 juillet, Angelina, femme transgenre de 55 ans est tuée à coups de hache par son compagnon à Compiègne, dans l’Oise. Quelques jours plus tard, le 9 juillet, Géraldine, une travailleuse du sexe péruvienne âgée de 30 ans est assassinée dans un appartement du 16ème arrondissement de Paris par un client. Ce dernier s’est ensuite rendu dans un commissariat des Hauts-de-Seine et a indiqué avoir tué une travailleuse du sexe après avoir appris son identité de genre.
« Venez leur rendre hommage dans un moment de recueil et de solidarité envers les personnes trans et les TDS [travailleurs et travailleuses du sexe, ndlr] qui ne sont pas en sécurité dans ce pays qui se veut de plus en plus transphobe », écrivent les organisateurs et organisatrices du rassemblement.
Ces dernier·ères dénoncent aussi une « criminalisation du travail du sexe ». Il y a deux ans, Rue89Lyon avait rencontré une victime des agressions en série perpétuées à l’encontre des travailleuses du sexe transgenres.
Après les deux assassinats début juillet, nombre d’associations LGBTQIA+ et féministes ont fait part de leur indignation face à la « haine transphobe ». La Dilcrah (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT), a réagi mercredi 10 juillet sur X (ex-Twitter) en partageant sa « profonde indignation devant le meurtre de cette femme trans. La haine transphobe et la violence n’ont pas leur place dans notre société et doivent être combattus sans relâche ».
Les organisateurs du rassemblement de jeudi à Lyon estiment insuffisante la protection des personnes transgenres et des travailleur·euses du sexe par l’État. La mobilisation vise ainsi à demander que « ce nouveau gouvernement prenne de réelles mesures politiques contre la transphobie, le racisme, la putophobie et toute sorte de haine et violence ».

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