C’est peut-être la victoire de la gauche sur laquelle il existait le moins de certitudes : Sandrine Runel (NFP) l’emporte dans la 4e circonscription du Rhône, ce dimanche 7 juillet, face à la députée sortante, Anne Brugnera (Renaissance).
Avec 42,48% des voix, la socialiste réussit le tour de force de l’emporter sur un territoire comportant le très cossu 6e arrondissement où la députée sortante de la majorité présidentielle, Anne Brugnera, a donc été écartée (obtenant 39,67% des voix).
La configuration particulière du second tour, en triangulaire avec le Rassemblement national (dont le candidat Yannick Chaumont a fait 17,86% des voix), a joué en la faveur de la socialiste.
Sandrine Runel, une adjointe au maire socialiste désormais députée

Peu auraient parié sur l’adjointe aux affaires sociales de Grégory Doucet (EELV) avant ces élections. Celle-ci aurait d’ailleurs sûrement préféré une circo plus « gagnable », comme la 2e ou la 1ère circo. Mais, grâce à une participation record, Sandrine Runel est parvenue à tirer son épingle du jeu.
La désormais ex-députée Anne Brugnera avait pourtant joué la carte du barrage contre « les extrêmes », incluant Sandrine Runel avec qui elle avait pourtant longtemps milité au sein du PS local, avant de rejoindre la majorité présidentielle sous l’impulsion de Gérard Collomb à Lyon. Cette stratégie n’a pas suffi à rattraper son retard. Malgré les voix glanées du côté de Romain Billard, le candidat LR écarté à l’issue du premier tour, elle perd un mandat qu’elle tenait depuis 2017. Dans un communiqué lapidaire, elle constatait ce dimanche soir : « une page se tourne ».
Socialiste plutôt ligne anti-Nupes, Sandrine Runel avait trouvé une voie de dialogue avec le maire écologiste Grégory Doucet en devenant l’une de ses adjointes. Elle devrait donc quitter son poste à la mairie de Lyon.

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