Alors que Gérald Darmanin devrait être reconduit au ministère de l’Intérieur lors du remaniement du gouvernement, la mobilisation contre sa loi immigration continue. À Lyon, le collectif de soutien aux réfugiés et migrants Lyon69 appelle, à l’instar de 400 autres associations, collectifs, syndicats et partis politiques, à manifester dimanche 14 janvier à partir de 14h, place Bellecour (Lyon 2e).
D’autres rassemblements pour demander l’abrogation de la loi « asile et immigration » sont prévus partout en France le même jour, notamment à Paris, Marseille, Bordeaux, St Étienne et Grenoble.
La dernière manifestation organisée à Lyon, le jeudi 21 décembre, avait rassemblé 800 personnes sur la place des Terreaux (Lyon 1er). Quelques jours plus tôt, et à la veille de son adoption par l’Assemblée nationale le 19 décembre, 300 personnes s’étaient déjà réunies place Bellecour. Organisée durant la journée internationale des migrants du lundi 18 décembre, la manifestation répondait à un appel national lancé par plusieurs collectifs dénonçant une loi « xénophobe » et qui attaque « les droits et libertés des personnes exilées ».
Des rassemblements à Lyon et partout en France contre la loi immigration
Une seconde manifestation est prévue une semaine plus tard, dimanche 21 janvier, à laquelle plus de 200 personnalités, dont l’ex-Défenseur des droits Jacques Toubon, invitent à se joindre dans une tribune publiée dans l’Humanité et Mediapart. Ils demandent au Président de la République de ne pas promulguer la loi.
Parmi les signataires, on retrouve les représentant·es de diverses organisations syndicales (CGT, CFDT, Solidaires, FSU, etc.), les représentant·es d’associations de lutte pour les libertés et contre le racisme (Ligue des Droits de l’homme, Syndicat de la magistrature, Syndicat des avocats de France, SOS Racisme, etc.) et des figures des quartiers populaires (notamment Farid Bennaï, porte-parole du Front uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP), et Toumi Djaïdja, co-initiateur et symbole de la Marche pour l’égalité de 1983).
À Lyon, le centriste David Kimelfeld (Progressistes et Républicains) a annoncé sur X (ex-twitter) avoir également signé l’appel.
À gauche, Aurélie Gries, adjointe LFI dans le 7e arrondissement de Lyon, et Raymonde Poncet-Monge, sénatrice EELV du Rhône, ont également appelé à marcher les dimanches 14 et 21 janvier.
Selon la tribune, « l’appel des 201 » vise à :
« Rassembler toutes celles et tous ceux qui, dans leur grande diversité, considèrent que la loi immigration constitue un danger pour notre République, aux antipodes des principes de solidarité, de liberté, d’égalité et de fraternité »
Saisi par le président de la République, l’Assemblée nationale et par les députés insoumis, communistes, écologistes et socialistes, le Conseil Constitutionnel devrait rendre ses conclusions sur la validité légale du texte le 25 janvier.

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