La place des Terreaux (Lyon 1er) devrait s’illuminer vendredi 27 octobre au soir. Le collectif Palestine 69 appelle les Lyonnais·es à se réunir, avec une bougie, à 18h, pour soutenir les victimes civiles des bombardements israéliens sur la bande de Gaza.
Le collectif demande un cessez-le-feu ainsi qu’une levée du blocus de la bande Gaza pour permettre l’accès à l’aide d’urgence. Aujourd’hui, les convois d’aide humanitaire entrent seulement au compte-goutte par le terminal de Rafah, mince passage entre l’Égypte et le territoire palestinien.
Le ministère de la santé de la bande de Gaza a annoncé qu’au moins 6 546 Gazaouis avaient été tués depuis le 7 octobre, début du regain récent du conflit israélo-palestinien, déclenché par une attaque du Hamas sur des civils israéliens. Si les bombardements d’Israël ont causé la mort de nombreux civils palestiniens, ces chiffres sont donc à considérer avec prudence car ils ont été communiqué par le Hamas, qui dirige la bande Gaza.
Un précédent rassemblement pour la Palestine interdit, puis autorisé à Lyon
Ce rassemblement organisé à Lyon fait suite à une précédente manifestation organisée une semaine plus tôt, le samedi 21 octobre. Plus d’un millier de personnes s’étaient réunies sur la place des Terreaux pour soutenir la Palestine. Mais l’évènement avait bien failli ne pas se tenir, car interdit par la préfecture. Il avait fallu attendre une décision du tribunal judiciaire de Lyon, le matin même, pour annuler l’arrêté pris par les services locaux de l’État.
Le 12 octobre dernier, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin avait demandé à ce que les rassemblements « pro-palestiniens » soient tous interdits en France. Une décision retoquée par le le Conseil d’État, qui a rappelé, mercredi 18 octobre, que les préfectures devaient traiter « au cas par cas » ces manifestations et des risques de troubles à l’ordre public.
Un autre rassemblement en faveur de la paix entre Israël et le Hamas est organisée le 26 octobre à 12h30 à Lyon, par plusieurs syndicats du Rhône. La préfecture a assuré qu’elle ne ferait pas l’objet d’interdiction.

Rue89Lyon est menacé ! Enquêter sur l’extrême droite, mettre notre nez dans les affaires de patrons peu scrupuleux, être une vigie des pouvoirs politiques… Depuis 14 ans, nous assurons toutes ces missions d’utilité publique pour la vie locale. Mais nos finances sont fragiles. Nous avons besoin de 30 000 euros au 16 avril pour continuer d’être ce contre-pouvoir local l’année prochaine.
En 2025, nous faisons face à trois menaces :
- Un procès-bâillon : nous allons passer au tribunal face à Jean-Michel Aulas, ex-patron de l’OL qui nous attaque en diffamation.
- Des réseaux sociaux hostiles : Facebook, X, mais aussi Google, ces plateformes invisibilisent de plus en plus les médias indépendants en ligne.
- La montée de l’extrême droite : notre travail d’enquête sur le sujet nous expose et demande des moyens. Face à Vincent Bolloré ou Pierre-Edouard Stérin qui rachètent des médias pour pousser leur idéologie mortifère, notre média indépendant est un espace de résistance.
Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de votre soutien : abonnez-vous ou faites un don à Rue89Lyon !
Chargement des commentaires…