Ils étaient nombreux, samedi 21 octobre, sur la place des Terreaux à Lyon (1er) pour adresser leur soutien à la population palestinienne de la bande de Gaza. Cette dernière est victime depuis une quinzaine de jours des bombardements de l’armée d’Israël, qui font suite à l’attaque du Hamas sur des civils israéliens le 7 octobre.
Un nouveau rassemblement, appelé par plusieurs syndicats du Rhône, est organisé devant la préfecture, rue Dunoir, le jeudi 26 octobre à 12h30. Intitulé « Israël – Palestine : la paix tout de suite ! », il demande un cessez-le-feu immédiat et la levée du blocus.
« Si les organisations syndicales condamnent les actes de terreur du Hamas, elles condamnent également une réponse de l’armée israélienne aveugle contre les civils à Gaza. (…) Elles s’inquiètent de l’escalade meurtrière en cours et considèrent que l’arrêt des bombardements et l’établissement des conditions assurant à la population de vivre en sécurité et d’accéder aux besoins fondamentaux – soins, eau, électricité, alimentation, logement – est la seule urgence. »
Des rassemblements pour la Palestine précédemment interdits à Lyon
Le rassemblement du 21 octobre a bien failli ne pas se tenir. D’abord interdit par les services locaux de l’État, il avait finalement été autorisé par le tribunal administratif in-extremis le matin même de l’évènement, organisé à 15 heures. L’association Collectif Palestine 69 avait saisi la justice en référé-liberté pour demander la suspension de l’interdiction du rassemblement. La semaine précédente, plusieurs évènements en soutien à la Palestine avaient été interdits à Lyon.
Le 12 octobre dernier, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin avait demandé à ce que les rassemblements « pro-palestiniens » soient tous interdits en France. Une décision retoquée par le le Conseil d’État, qui a rappelé, mercredi 18 octobre, que les préfectures devaient traiter « au cas par cas » ces manifestations et des risques de troubles à l’ordre public.
Pour celle du 26 octobre, la préfecture a déjà tranché. « La manifestation intersyndicale est déclarée et ne sera pas l’objet d’un arrêté d’interdiction », nous confirme-t-elle.

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