Les syndicats appellent les accompagnant·es des élèves en situation de handicap (AESH) et les assistant·es d’éducation (AED) à manifester mardi 13 juin, devant le rectorat de Lyon, au 92 rue de Marseille pour améliorer leurs conditions de travail. Ils et elles s’opposent également à la création d’un nouvel emploi fusionnant AESH et AED : l’Accompagnant à la réussite éducative (ARE).
« Ce projet traduit clairement la volonté du gouvernement de nier la spécificité du métier d’AESH au détriment de l’inclusion des élèves en situation de handicap. S’il venait à être appliqué, il impacterait aussi fortement les AED et les vies scolaires », dénoncent dans leur communiqué les syndicats FO, CGT, SUD, FSU, FO, SNUEP et SNALC.
Les AESH demandent la reconnaissance de leur statut
Grâce à leurs précédentes mobilisations, elles ont obtenu la CDisation de leur profession au bout de trois ans d’ancienneté pour les AESH et six pour les AED. Pourtant, ces deux métiers sont encore très précaires puisque les professionnel·les sont considérés comme des agent·es contractuel·les de droit public et ne peuvent pas prétendre à un statut de fonctionnaire. Ils et elles n’ont donc pas la même sécurité de l’emploi et les mêmes droits. En novembre dernier, au bout de leur trois ans de CDD trois AESH en congés maladies à Lyon n’ont pas eu leur contrat renouvelé en CDI. Les AESH demandent donc la création d’un statut de fonctionnaire et plus de sécurité d’emploi pour les AED.
« Les AED restent soumis·es à des pressions de la part des chef·fes d’établissement pour les renouvellements de contrats en cette fin d’année. Nous demandons l’application des textes avec des contrats renouvelables 3 ans, un recrutement par le rectorat, et la création d’un cadre d’emploi protecteur au sein de l’Éducation Nationale permettant aux AED de sortir de la précarité », précisent également les syndicats.
Selon le gouvernement, la réforme de la grille salariale a permis aux AESH de bénéficier d’un gain moyen de 1083 euros bruts par an. Pourtant cette grille salariale est devenue « obsolète », selon les syndicats.
« La grille salariale des AESH, instaurée par décret en août 2021, est devenue totalement obsolète en moins d’un an. Les trois premiers échelons (9 ans de service) correspondent désormais à une rémunération au SMIC. Ce tassement de la grille supprime l’évolution et la reconnaissance de l’expérience professionnelle pour les AESH. »
Les AESH souhaiteraient que leur rémunération soit alignée sur la grille de catégorie B qui regroupe les professions intermédiaires au sein de la hiérarchie de la fonction publique. Ils et elles revendiquent également la garantie de pouvoir travailler à temps complet.


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