Qui est donc le maire de Rillieux-la-Pape ? Officiellement, Julien Smati a remplacé Alexandre Vincendet, démissionnaire en août dernier suite à son élection à la tête de la 7e circonscription du Rhône sous l’étiquette LR. Mais à y regarder de plus près, la réponse semble moins évidente. Un rapide coup d’œil dans le bulletin municipal permet de s’en persuader : le député est omniprésent à Rillieux. Que ce soit à la passation de pouvoir d’un commandant de pompier, lors d’une fête associative ou à l’occasion d’une cérémonie de remise de cartes d’électeurs, rares sont les événements qui échappent à la visite de l’ancien maire, pourtant redevenu simple conseiller municipal. Et nombreux sont les documents municipaux qui portent son contreseing.
A Rillieux, le patron, c’est Vincendet. Et il le fait bien comprendre. Depuis sa démission, l’élu s’est octroyé une pleine page dans le canard de la mairie, dans lequel il distille, en sa qualité de député, ses prises de positons sur la politique nationale. En avril, il défendait la réforme des retraites, en mai, il soutenait mordicus le projet controversé du Lyon-Turin et tançait les « activistes sectaires » d’extrême-gauche.
Le ministère de l’Intérieur rappelait pourtant en 2004 que « pour respecter l’esprit de la loi, [les tribunes municipales] devraient traiter de questions qui concernent les habitants de la commune ». Une règle que le député ne semble appliquer qu’aux autres. « M. Vincendet m’a déjà refusé des tribunes au motif qu’elles abordaient la politique nationale », abonde Christian Combier, élu d’opposition.

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