. Initialement prévu devant la préfecture de Lyon, le périmètre a été interdit par arrêté. Le rassemblement a été déplacé au pont Wilson (Lyon 3è).
4000. C’est le nombre de grenades explosives tirées en l’espace de 2 heures sur les opposant·es aux mégabassines réuni·es ce samedi 25 mars à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres. Une pluie dangereuse, qui a causé de nombreuses blessures dans les rangs des manifestant·es. D’après une enquête de Mediapart, la prise en charge des blessé·es a en outre été retardée par les forces de l’ordre.

Deux manifestants gravement blessés à Sainte-Soline dans le coma
Le collectif Bassines Non Merci, la Confédération paysanne et Les Soulèvements de la terre, à l’origine de la mobilisation, recensent 200 blessé·es, dont 40 gravement. Deux manifestants se trouvent toujours dans le coma, dont un avec un pronostic vital toujours engagé.
« Comme à Malville face à la déferlante anti-nucléaire en 77 ou à Sivens en 2014 face à l’éclosion de Zads en divers endroits du pays, l’État français a choisi délibérément le 25 mars de se donner sciemment la possibilité de tuer, réagissent les organisateurs dans un communiqué. Ce 25 mars, le gouvernement Macron a tenté de faire taire un espoir politique par la mutilation de masse. »
À Lyon, rendez-vous ce jeudi devant la préfecture en hommage aux blessés de Sainte-Soline
Pour dénoncer ces violences, ainsi que celles commises par les forces de l’ordre pour réprimer les mobilisations contre la réforme des retraites, le collectif Bassines Non Merci, la Confédération paysanne et Les Soulèvements de la terre appellent à se rassembler ce jeudi 30 mars devant toutes les préfectures du pays. À Lyon, ce rassemblement aura lieu à partir de 19h au pont Wilson (Lyon 3è). Initialement, il devait se tenir au niveau du square Delestraint, à côté de la préfecture du Rhône, mais le périmètre a été interdit par arrêté.

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