Le 26 juillet, une moissonneuse batteuse est venue récolter le blé semé à la main par une centaine de personnes le 17 octobre 2020. Menacée par un projet béton, cette parcelle d’1,5 hectares sur Saint-Romain-de-Popey, en friche jusqu’alors, a été cultivée pendant un an.
Pour le collectif paysan du Val-de-Turdine et le collectif Quicury, il s’agit de démontrer la richesse de ces terres aux élus locaux et habitants. Depuis plusieurs années, ils mènent un combat contre le projet du Syndicat mixte d’études d’aménagement et de développement économique de l’Ouest rhodanien (Smadeor) sur ce secteur.


De Saint-Romain-de-Popey : faire de l’Ouest lyonnais le grenier de la Métropole de Lyon
Composé de plusieurs élus de l’Ouest lyonnais, le syndicat souhaite la construction d’une zone logistique ou industrielle. Son objectif ? Ramener de l’emploi dans un secteur souffrant d’un important taux de chômage. Une solution qui ne convainc pas les collectifs.
Ces derniers défendent un modèle économique respectueux de l’environnement avec une augmentation du nombre de paysans. Ils se retrouvent parfois sans terre dans un secteur historiquement agricole.
Dans leur vision, l’Ouest lyonnais pourrait devenir le grenier de la métropole de Lyon en développant une production alimentaire locale. Ainsi, ils créeraient des emplois plus pérennes que ceux du monde industriel ou logistique. Un message qui peut parler dans un secteur où les séquelles de la désindustrialisation sont toujours visibles.
« Le Collectif paysan du Val-de-Turdine, soucieux de nourrir les habitants et les habitantes avec des aliments sains, travaille pour les générations futures et compte peser dans les décisions prises pour un Projet Alimentaire Territorial ambitieux et basé sur le développement d’une agriculture respectueuse de la terre, des hommes et des femmes qui la travaillent et qu’elle nourrit. »
Communiqué du Collectif paysan du Val-de-Turdine et du collectif Quicury
Dans ce combat, cette parcelle de Saint-Romain-de-Popey, vouée à être bétonnisée, prend une importance symbolique. En octobre, les habitants seront invités à manger le pain produit à partir du blé récolté.


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