Pas de rechute constatée à Lyon, dans le Rhône ou en Auvergne-Rhône-Alpes. Toutefois, le recul de l’épidémie n’a pas été aussi rapide cette semaine que les précédentes.
Dans la métropole de Lyon, l’incidence a stagné entre le 14 et le 21 mai. Passant de 172 à 169 cas pour 100 000 habitnats. Une évolution qu’ont d’ailleurs connu également les métropoles de Grenoble et de Saint-Étienne cette même semaine. Dans le Rhône, le taux d’incidence a cessé de diminuer depuis le 15 mai. Il reste toutefois très sensible au niveau de dépistage, reparti à la hausse cette dernière semaine après une baisse constatée jusque-là.
Serait-ce là des premiers effets de la réouverture de certains établissements publics ? Les données de Santé Publique France ne permettent pas encore ce recul. Certains indicateurs sont disponibles jusqu’au 21 ou 22 mai au plus, ne permettant pas encore de voir de possibles effets négatifs de l’assouplissement des règles sanitaires. S’ils devaient intervenir, du fait du temps d’incubation, ils ne pourraient se constater dans les chiffres seulement dans quelques jours.
Ils interviendraient donc après un ralentissement de l’amélioration de la situation épidémique.
Une tension hospitalière en baisse à Lyon et dans le Rhône, stable en Auvergne-Rhône-Alpes
À l’hôpital, dans le Rhône, la tension s’est encore améliorer. Le possible arrêt de la baisse épidémique, s’il se confirmait, ne se ferait sentir dans les indicateurs hospitaliers que plus tard. Ainsi, au 24 mai dans le Rhône, 600 patients Covid avaient été hospitalisés en moyenne sur une semaine dont 151 en réanimation. Ils étaient respectivement 744 et 189 au 18 mai, soit une baisse hebdomadaire d’environ 20%. Une évolution logique au regard de la dynamique épidémique constatée les semaines précédentes.
Toutefois, au plan régional, le taux de tension sur les services de réanimation a stagné ces tous derniers jours. Cet indicateur évalue la proportion de lits de réanimation occupés par des patients Covid en temps normal. Descendu à 70% le 21 mai, il s’est stabilisé autour de 67% depuis. La situation continue toutefois de s’améliorer mais moins vite donc ces derniers jours. Une tendance à confirmer dans les jours à venir. Les niveaux des indicateurs hospitaliers et épidémiques, s’ils continuent de s’améliorer à Lyon et dans le Rhône, ne sont pas pour autant totalement positifs ni rassurants.

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