C’est notamment la Calle (Coordination d’Actions pour le Logement à Lyon et Environs) qui est à l’initiative de l’événement à Lyon. Créé début mars, ce collectif constitué de travailleurs sociaux et de militants a été rejoint notamment par Solidaires, Hébergement en Danger, l’Intersquat, la FSU, le DAL, l’UNEF et le Collectif Solidarité Cusset.
La manifestation doit commencer à 14h au métro Sans Souci et se finira sur l’îlot Mazagran, dans le quartier de la Guillotière.
Cette marche lyonnaise répond à un appel européen « contre les expulsions, le logement cher et le droit au logement » qui connaît des déclinaisons dans toute la France mais aussi dans d’autres pays du continent.
Des manifestations pour le droit au logement ont lieu tous les ans à cette période, fin de la trêve hivernale – qui interdit les expulsions locatives pendant l’hiver, du 1er novembre au 1er avril de l’année suivante. Cette année, pour cause de Covid-19, elle a été prolongée jusqu’au 1er juin.
La manifestation s’inscrit dans un week-end entièrement consacré à la lutte contre la hausse des loyers, les expulsions, et le mal-logement.
Malgré la récente annonce d’un troisième confinement à Lyon, le rassemblement est maintenu ce samedi, selon la Calle :
« Les manifestations sont autorisées et celle-ci a bien été déclarée et acceptée par la préfecture du Rhône. Les gestes barrières seront appliqués. »
“Dans le Rhône, jusqu’à 83% des appels au 115 restent sans solution d’hébergement”
Dans un communiqué repris par La Calle, La Fondation Abbé Pierre estime qu’en 2020 « au moins 300 000 hommes, femmes et enfants étaient privés de domicile en France. » A cela, s’ajoute la crise sanitaire qui révèle « les situations de précarité liées au logement » :
“La crise sanitaire a accentué les difficultés d’accès au logement ainsi que les risques d’expulsions pour un nombre croissant de personnes et de familles.”
Localement, la Calle précise :
“Fin 2020, dans le Rhône, ce sont 1 363 personnes par jour, soit jusqu’à 83% des appels, qui restent sans solution d’hébergement. Les dispositifs sont si engorgés qu’il est quasiment impossible d’accéder à un hébergement d’urgence, mais aussi à un logement plus pérenne.”
En janvier dernier, Céline Reynaud, directrice d’Est Métropole Habitat déclarait à Rue89Lyon que dans la métropole de Lyon « 70 000 demandes de logement social avaient été effectuées en 2020 pour 7500 logements attribués. »


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