(Rue89Lyon propose un point hebdomadaire, celui que vous lirez ci-après a été effectué en date du 1er décembre. Voir le détail département par département).
La décrue est lente dans les hôpitaux d’Auvergne-Rhône-Alpes. À l’heure où on l’on se projette sur le déconfinement, la réouverture de certains commerces ou la campagne de vaccination, il y avait au 1er décembre près de deux fois plus de patients Covid-19 hospitalisés qu’au plus fort de la première vague du printemps.
Taux d’incidence : un retour au niveau d’octobre avant le durcissement des mesures sanitaires
Après une évolution de -50% constatée entre le 10 et le 17 novembre, le taux d’incidence a continué de baisser dans la région. Entre le 17 et le 24 novembre, il a diminué de 40% sur une semaine. Une baisse encore importante mais moins soutenue que la semaine précédente.
Au 24 novembre, il s’établissait sur une semaine à 198 cas pour 100 000 habitants dans la région. Selon les données de Santé Publique France, la dynamique de l’épidémie est donc revenue à son niveau d’octobre dernier en Auvergne-Rhône-Alpes. Si la situation s’améliore, elle n’était ces derniers jours pas encore meilleure qu’au moment de l’entrée en vigueur du couvre-feu le 17 octobre dernier.
Auvergne-Rhône-Alpes demeure la région la plus touchée de France.
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Covid-19 : moins de cas mais beaucoup moins de personnes dépistées en Auvergne-Rhône-Alpes
Entre le 10 et le 17 novembre, selon les données de Santé Publique France, les différents laboratoires de la région ont effectué près de 100 000 tests de moins par rapport à la semaine précédente (-43% sur une semaine). La semaine suivante, la baisse s’est poursuivie mais n’a pas été aussi soutenue : un recul du dépistage de -27% entre le 17 et le 24 novembre.
Avec moins de 100 000 tests effectués en une semaine à l’échelle de la région, c’est un niveau qui renvoie à la fin du mois d’août.
Autre bémol aux bonnes nouvelles : l’évolution du taux de positivité (proportion des positifs dans l’ensemble des tests effectués). Il avait baissé de près de 10 points entre le 4 et le 18 novembre. A l’échelle de la région, il stagne cette fois sur une semaine, entre le 18 et le 25 novembre (21,8% contre 21,2%).
Covid-19 : l’axe alpin toujours le plus touché en Auvergne-Rhône-Alpes
La Savoie et la Haute-Savoie restent les départements les plus touchés de la région. Avec l’Isère et le département des Hautes-Alpes (hors région), ils forment un axe alpin où l’épidémie circule le plus actuellement en France.
Vous pouvez également visualiser l’évolution du taux d’incidence par communes sur cette carte (zoomer ou rechercher la commune par son nom) :
Covid-19 : les métropoles de la région se rapprochent de la moyenne nationale
L’épidémie continue de reculer dans les grandes métropoles de la région. Dans la métropole de Clermont-Ferrand, le taux d’incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) était passé en-dessous de la moyenne nationale au 21 novembre.
Désormais, les quatre grandes métropoles de la région affichent un taux d’incidence avoisinant la moyenne nationale.
Covid-19 : une lente décrue dans les hôpitaux d’Auvergne-Rhône-Alpes
Au 1er décembre, les hôpitaux de la région accueillaient 683 patients Covid-19 de moins qu’une semaine plus tôt. Une baisse de 10% environ sur une semaine, équivalente au rythme de la semaine passée. Une décrue toujours lente donc. Cela représente en moyenne un peu moins de soixante patients par département sur une semaine.
Au 1er décembre, le nombre de patients Covid-19 hospitalisés en Auvergne-Rhône-Alpes était encore près de deux fois supérieur au maximum enregistré au printemps.
À l’hôpital de la Croix-Rousse, « la réanimation se remplit et on attend la crise »
Les données hospitalières de l’épidémie de Covid-19
Elles proviennent des chiffres de Santé Publique France. Il s’agit de données journalières pour le nombre d’hospitalisations, de personnes en réanimation et de personnes décédées. Pour le taux d’incidence, il s’agit de données établies de façon hebdomadaire.
Précisions :
Pour le nombre de patients hospitalisés ou en réanimation ou en soins intensifs, il s’agit de données journalières non cumulées et provenant des hôpitaux (hors Ehpad donc). Les chiffres représentent donc le nombre de personnes hospitalisées ou en réanimations à ce jour.
Pour le nombre de personnes décédées à l’hôpital, les chiffres présentés sont un cumul depuis le début de la publication des données, à savoir le 18 mars. Voilà pourquoi les courbes des décès sont différentes des autres. Elles se stabilisent mais ne diminuent donc pas.
Limites des données hospitalières de Santé Publique France :
- Le système de déclaration des cas n’est pas exhaustif et le nombre d’établissements déclarant varie au cours du temps ;
- Certains patients, présents dans la base de données hospitalières à un moment donné, sont retirés de la base de données par les établissements de santé lorsque le résultat biologique du patient est négatif par rapport au COVID-19.
Le taux d’incidence de l’épidémie de Covid-19
Le taux d’incidence correspond au nombre de tests positifs pour 100.000 habitants. Il est calculé de la manière suivante : (100000 * nombre de cas positif) / Population.
Il est permis grâce au Système d’Informations de DEPistage (SI-DEP). Le nouveau système d’information de dépistage (SI-DEP), en déploiement depuis le 13 mai 2020, est une plateforme sécurisée où sont systématiquement enregistrés les résultats des laboratoires des tests (RT-PCR) réalisés par l’ensemble des laboratoires de ville et établissements hospitaliers concernant le SARS-COV2.
Précision :
- Sélection de la première date avec pcr positive si plusieurs prélèvements positifs pour un même patient
Limites :
- Seuls les tests biologiques des personnes pour lesquelles le département de résidence a pu être localisé sont représentés sur les cartes. Les personnes dont le département n’a pas pu être remonté dans les données SIDEP ne sont comptabilisées qu’au niveau France entière. De ce fait la somme des tests indiqués dans les départements ou régions est inférieure au nombre de tests indiqué en France.
- Le délai de remontée des tests peut excéder 9 jours dans certains cas. Les indicateurs sont ajustés quotidiennement selon la réception des résultats.
Concernant le taux d’incidence, nous travaillons ici avec des données hebdomadaires. Ceci pour éviter les fluctuations quotidiennes parfois importantes. Cette échelle de temps permet de visualiser une évolution plus significative à nos yeux.
Les données de Santé Publique France concernant cet indicateur sont disponibles à partir du 13 mai 2020. Ceci explique que nos tableaux commencent au 19 mai, terme de la première semaine de 7 jours de statistiques.
Comme indiqué ci-dessus, le temps de remontée de ces données est plus long. De fait, ceci explique que pour notre point hebdomadaire nous n’ayons pas à disposition les données des tous derniers jours nous permettant d’effectuer un calcul du taux d’incidence hebdomadaire à date de la publication. Nous attendons que les données nous permettent de calculer cet indicateur de 7 jours en 7 jours à compter du 13 mai.
Le nombre de tests de dépistage Covid-19
Quels tests ?
Il s’agit de ceux enregistrés dans le système SI-DEP. Le nouveau système d’information de dépistage (SI-DEP), en déploiement depuis le 13 mai 2020, est une plateforme sécurisée où sont systématiquement enregistrés les résultats des laboratoires des tests (RT-PCR) réalisés par l’ensemble des laboratoires de ville et établissements hospitaliers concernant le SARS-COV2.
Précisions : Si plusieurs prélèvements sont rapportés pour un même patient:
- Sélection de la première date pour les pcr ayant le même résultat (par exemple première date si plusieurs pcr négatives)
- Si pcr discordantes chez un même patient (N et P), la première pcr positive est conservée.
Exclusion des résultats ininterprétables - A compter du 29/08, les indicateurs issus des données de laboratoires (SI-DEP) présentent des taux d’incidence, de positivité et de dépistage corrigés en fonction des dépistages réalisés dans les aéroports à l’arrivée des vols internationaux.
La correction s’applique sur l’ensemble des données postérieures à la date du 12 août.
Limites :
- Seuls les tests biologiques des personnes pour lesquelles le département de résidence a pu être localisé sont représentés sur les cartes. Les personnes dont le département n’a pas pu être remonté dans les données SIDEP ne sont comptabilisées qu’au niveau France entière. De ce fait la somme des tests indiqués dans les départements ou régions est inférieure au nombre de tests indiqué en France.
- Le délai de remontée des tests peut excéder 9 jours dans certains cas. Les indicateurs sont ajustés quotidiennement selon la réception des résultats.

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