Pour ces élections sénatoriales, les sept sièges des sénateurs du département du Rhône étaient à pourvoir. Les 3710 grands électeurs sont allés voter à la préfecture. Dans la lignée des élections municipales à Lyon et dans la Métropole, la liste « Unis pour le Rhône, rassemblement de la gauche et des écologistes » (EELV, PS, PCF) est la gagnante relative de ces élections dans le département. Elle sera représentée par trois élu·es au Sénat, en récoltant 32,49 % des suffrages exprimés (1156 voix).
- Thomas Dossus (EELV), 37 ans, adjoint à la maire du 7ème arrondissement et conseiller de Métropole.
- Raymonde Poncet (EELV), ancienne conseillère départementale du Rhône.
- Gilbert-Luc Devinaz (PS), 67 ans, réélu, sénateur depuis 2017.
La gauche gagne donc un siège par rapport à 2014.
La droite divisée en plusieurs listes
La liste « Territoires et République » (LR) a obtenu un total de 24,85 % des suffrages, soit 884 voix. Elle sera représentée par deux sièges au Palais du Luxembourg.
- François-Noël Buffet (LR), 57 ans, réélu, sénateur depuis 2004, ancien maire d’Oullins, conseiller de Métropole.
- Catherine Di Folco (LR), 59 ans, réélue, sénatrice depuis 2014, ancienne maire de Messimy.
Une liste dissidente LR, « Des sénateurs engagés pour nos villes et nos territoires, liste d’union de la droite, du centre et des indépendants » a obtenu un siège au Sénat, avec 16,2 % des voix.
- Étienne Blanc (LR), 66 ans, premier vice-président de la région Rhône-Alpes depuis 2016.
La dernière liste qui sera représentée par un siège au Sénat est « Avec les élus du Rhône et de la Métropole de Lyon ». 341 grands électeurs se sont prononcés en sa faveur, soit 9,58 % des suffrages.
- Bernard Fialaire (UDI), 63 ans, ancien maire de Belleville-sur-Saône de 1995 à 2018.
Au final, tout cumulé, la droite et le centre-droit reste majoritaire dans le Rhône avec cinq sénateurs et sénatrices.

Rue89Lyon est menacé ! Enquêter sur l’extrême droite, mettre notre nez dans les affaires de patrons peu scrupuleux, être une vigie des pouvoirs politiques… Depuis 14 ans, nous assurons toutes ces missions d’utilité publique pour la vie locale. Mais nos finances sont fragiles. Nous avons besoin de 30 000 euros au 16 avril pour continuer d’être ce contre-pouvoir local l’année prochaine.
En 2025, nous faisons face à trois menaces :
- Un procès-bâillon : nous allons passer au tribunal face à Jean-Michel Aulas, ex-patron de l’OL qui nous attaque en diffamation.
- Des réseaux sociaux hostiles : Facebook, X, mais aussi Google, ces plateformes invisibilisent de plus en plus les médias indépendants en ligne.
- La montée de l’extrême droite : notre travail d’enquête sur le sujet nous expose et demande des moyens. Face à Vincent Bolloré ou Pierre-Edouard Stérin qui rachètent des médias pour pousser leur idéologie mortifère, notre média indépendant est un espace de résistance.
Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de votre soutien : abonnez-vous ou faites un don à Rue89Lyon !
Chargement des commentaires…