Depuis le 4 juillet nous connaissons la composition du nouvel exécutif municipal : 21 adjoint·es et 3 conseiller·ères délégué·es autour du maire Grégory Doucet (Europe Écologie – Les Verts). Voici donc (ci-dessus) un panorama des élu·es ayant obtenu un portefeuille au sein du conseil municipal de la Ville de Lyon. Qu’apprend-on à la lecture de ces rapides biographies ?
Ingénieurs et Sciences Po dominent l’exécutif municipal
Sciences Po Grenoble, ingénieur INSA ou Centrale Paris… Côté formation, ingénieurs et diplômé·es d’instituts de sciences politiques (Sciences Po) sont nombreux.
Ils représentent même plus de la moitié de l’exécutif de Grégory Doucet. Ils sont 14 (8 ingénieurs -33% et 6 diplômé·es de Sciences Po ou équivalent) sur les 24 adjoint·es et conseiller·ères délégué·es.
Tous les autres membres de l’exécutif sont diplômé·es de l’enseignement supérieur. Et pour certains ils y enseignent ou font de la recherche.
La grande majorité d’entre eux·elles travaillent ou sont issu·es du secteur privé et un tiers environ du secteur public (établissements universitaires, administrations ou collectivités locales).
Les « quadras » au pouvoir
L’âge médian de ce nouvel exécutif est de 40 ans. Un seul adjoint, Jean-Luc Girault, a plus de 60 ans. À 61 ans il est le « doyen » des adjoint·es. Le plus jeune, Valentin Lugenstrass, a 26 ans. Quatre ont moins ou autour de 30 ans.
Une majorité de militant·es politiques ou associatifs
Au départ, les écologistes avaient lancé leur pré-campagne électorale par un appel. Intitulé « Changer Lyon » et Changer la Métropole de Lyon », il était lancé au printemps 2019. Il permettait aux citoyen·nes, encarté·es ou non, de signer ce texte pour une meilleure orientation des politiques publiques locales en faveur de l’environnement.
Et de les impliquer ensuite dans le processus de désignation des personnes amenées à mener les listes écologistes aux élections municipales et métropolitaines. Sur une base plus large donc que les seul·es militant·es d’EELV.
Certain·es élu·es écologistes, dont certain·es sont devenu·es adjoint·es, ont rejoint les rangs écologistes à travers cet appel. Comme la nouvelle 1ère adjointe, en charge des finances, Audrey Hénocque. Tous·tes ne sont donc pas encarté·es ou le sont depuis peu de temps.
Parfois, ils ont adhéré officiellement au cours de la campagne, comme Camille Augey (nouvelle maire du 9e arrondissement).
Parmi les adjoint·es issu·es des listes écologistes (17), 10 ont leur carte à EELV et 1 à Génération Écologie. Parmi celles et ceux issu·es des listes de gauche, la quasi totalité (6 sur 7) sont adhérent·es d’une formation politique (Gram, Parti de Gauche, France Insoumise, Génération.s).
On retrouve par ailleurs des membres de Greenpeace ou de l’association « La Ville à vélo » parmi les adjoint·es.
Les 7e et 3e arrondissements de Lyon en force
La totalité des écologistes de l’exécutif n’ont en revanche pas été élu·es auparavant. Les deux seules élues sortantes parmi les adjoint·es sont Nathalie Perrin-Gilbert (Gram, France Insoumise) et Sandrine Runel (Parti Socialiste).
Au sein de l’exécutif municipal de Lyon, l’ensemble des arrondissements sont représentés. Par au moins un·e élu·e. Logiquement, on retrouve une forte représentation des secteurs où les listes écologistes et de gauche ont réalisé leurs meilleurs scores. Et où elles ont donc obtenu le plus d’élu·es.
Ainsi, 6 membres de l’exécutif sont élu·es du 7e arrondissement et 4 du 3e arrondissement. Ils représentent presque la moitié des adjoints et adjointes au maire de Lyon. Les deux arrondissements que les écologistes n’ont pas remporté, 2e et 6e arrondissements, n’ont qu’un seul représentant chacun.

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