Leur revendication principale : une « régularisation inconditionnelle de toutes et de tous les sans-papiers avec droit aux revenus sociaux, droit aux mesures de chômage partiel pour celles et ceux qui travaillaient et accès gratuit à la santé ».
Le Collectif de soutien aux réfugiés et migrants du Rhône relaie localement l’appel à manifester national et organise cette manifestation. Au sein de celui-ci, on trouve des associations, collectifs ou syndicats de gauche et d’extrême gauche, notamment Alternatiba/ANV 69, Attac 69, la CGT, France Insoumise Migrations, le NPA, ou encore EELV 69.
Elections municipales obligent, le mouvement Lyon en commun, qui a fusionné avec les Verts en vue du second tour, invite également à rejoindre cette mobilisation samedi.
Hébergement à Lyon : les leçons de la Covid-19 permettront-elles de mettre fin à la crise ?
Avec la sortie du confinement, de nombreuses associations craignent une reprise des expulsions du territoire des personnes en situations irrégulières, notamment celles ayant reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Les collectifs réclament désormais une régularisation de tous les sans-papiers présents sur le territoire, en s’inspirant de mesures prises ailleurs depuis le début de la pandémie, notamment au Portugal.
Périmètres d’interdiction de manifester
Si les rassemblements sont autorisés sur la place Bellecour ce samedi 20 juin, la préfète déléguée à la sécurité a signé un nouvel arrêté (voir le recueil des actes administratifs page 43) pour interdire des périmètres aux potentielles manifestations. Une habitude qui remonte aux mouvements des « gilets jaunes » et qui s’est prolongé depuis, avec le mouvement contre la réforme des retraites.
Les zones interdites sont l’hypercentre (entre Bellecour et Terreaux + rue Victor Hugo), le Vieux Lyon et autour du centre commercial de la Part-Dieu.

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