Le maire de Lyon, Gérard Collomb, tout comme le candidat de la droite, n’ont d’autre choix que celui des alliances s’ils veulent encore envisager une victoire. Les écologistes quant à eux pourraient se passer de tout le monde. Petit rappel des résultats et des enseignements du premier tour à Lyon et dans la Métropole de Lyon.
Souviens-toi le printemps dernier. Tu n’avais pas de masque et on te disait que tout était sous contrôle. Le 15 mars 2020, le premier tour des élections municipales et métropolitaines s’est tenu dans un climat étrange. Aujourd’hui, aucun consensus ne semble davantage se dessiner pour la suite et fin de ses élections. Sauf avis scientifique contraire, le second tour de ces élections se tiendra bien en juin, malgré de nombreuses protestations, d’élus et de candidats, qui craignent entre autres l’abstention.
Le dépôt des listes est fixé au mardi 2 juin prochain. Cette semaine qui s’ouvre correspond alors à celle des négociations, en vue de fusionner des listes, de « rassembler » et d’augmenter ses chances -ou pas.
Gérard Collomb, comment se dire adieu ?
Les résultats du premier tour des élections municipales à Lyon laissent bien peu d’espoir à son camp. Le candidat de Gérard Collomb, choisi parmi ses actuels adjoints, Yann Cucherat (délégué notamment au Sport), est arrivé en 3e position avec un peu moins de 15% des voix. Loin derrière la liste écologiste menée par Grégory Doucet (28%) et juste derrière celle de la droite d’Étienne Blanc (17%). Georges Képénékian, candidat dissident de la majorité sortante, est en position de maintenir ses listes dans plusieurs arrondissements. Mais avec ses 11% environ, Georges Képénékian ne peut espérer un retournement de situation en cas d’alliance.
À la Métropole de Lyon, les scores laissent théoriquement davantage de perspectives. Avec près de 16% des suffrages, contre 17% pour les listes de David Kimelfeld, les listes issues de la majorité sortante seraient arrivés en tête au premier tour. Devant celles de l’écologiste Bruno Bernard (22%).
C’est pourquoi Gérard Collomb a appelé au rassemblement avec son ancien dauphin, actuel président de la Métropole de Lyon. Il a même fini par lâcher son projet de bouclage du périphérique lyonnais pour mieux habiller le marié. Sans réussite pour l’instant, David Kimelfeld fermant la porte à toute alliance avec Gérard Collomb. Dans son camp on attaque alors le président de la Métropole en le tenant comme responsable du « péril rouge et vert » aux portes du pouvoir.
La droite obligée de trouver une alliance pour la Métropole de Lyon
La droite de François-Noël Buffet (17,7%) est la seule à lui avoir tendu la main.

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