« L’époque de Gérard Collomb est révolue, si j’en crois les résultats dont je dispose aujourd’hui ».
Bruno Bernard, le candidat EELV à la Métropole de Lyon, a tenu une conférence de presse lapidaire, ce dimanche soir, rassemblant une vingtaine de journaliste dans le QG des écologistes, et via un Facebook live.
« Nous souhaitons garder une certaine retenue vu le contexte mais les résultats sont quand même assez excellents ».
Des scores jamais atteints par son parti et ce dimanche soir non plus, par ailleurs, dans les autres communes en France.
Reste le contexte plus qu’inédit en France de pandémie, totalement bouleversé par la tentative d’enrayement du Coronavirus.
Plus d’
Tout ce qui s’est passé durant ce premier tour à Lyon et dans la Métropole
Bruno Bernard a ainsi conservé un ton relativement sinistre, malgré les résultats qui se profilent en sa faveur à la Métropole et en faveur de son binôme Grégory Doucet, candidat à la mairie de Lyon.
« Nous souhaitons, vraiment, penser aux conditions sanitaires, et à ce qui va se passer ces prochains jours. C’est la priorité. »
La tenue d’un second tour est soumise à l’avis d’un « comité scientifique » conseillant le président de la Répulique, et que Bruno Bernard souhaite suivre. Yannick Jadot, le patron d’EELV national, a d’ores et déjà appelé ce dimanche soir au report de ce second tour. Ce qui équivaudrait d’après les constitutionnalistes à l’annulation de ce premier tour et au report de la totalité des scrutins.
Concernant cette première place qu’obtient EELV à Lyon, il s’agit de penser aux alliances nécessaires en amont du second tour. Si la droite fusionne avec LREM et Gérard Collomb, les écologistes devront eux songer aux alliances possibles, allant des listes de la gauche (l’Union de la gauche portée par le PS notamment et, à Lyon, Nathalie Perrin-Gilbert) aux « dissidents » LREM.
Bruno Bernard sait exactement de quoi il s’agit, ayant été lui-même responsable des élections et du dialogue avec les partis, le « monsieur accords et fusions » d’EELV autrement dit.
Gérard Collomb, le visage fermé, a dit dans la nuit et devant l’Hôtel de Ville, dans une prise de parole très brève, qu’il n’était pas surpris par la poussée « verte ». Il a déclaré avoir regretté les divisions chez les macronistes. Puis il s’est rapidement échappé. Son candidat pour la mairie de Lyon, Yann Cucherat, adjoint aux sports et ancien gymnaste, a fait une chute assez douloureuse, se plaçant en troisième position, derrière Grégory Doucet (EELV) donc, mais aussi derrière Etienne Blanc, le candidat LR.

Rue89Lyon est menacé ! Enquêter sur l’extrême droite, mettre notre nez dans les affaires de patrons peu scrupuleux, être une vigie des pouvoirs politiques… Depuis 14 ans, nous assurons toutes ces missions d’utilité publique pour la vie locale. Mais nos finances sont fragiles. Nous avons besoin de 30 000 euros au 16 avril pour continuer d’être ce contre-pouvoir local l’année prochaine.
En 2025, nous faisons face à trois menaces :
- Un procès-bâillon : nous allons passer au tribunal face à Jean-Michel Aulas, ex-patron de l’OL qui nous attaque en diffamation.
- Des réseaux sociaux hostiles : Facebook, X, mais aussi Google, ces plateformes invisibilisent de plus en plus les médias indépendants en ligne.
- La montée de l’extrême droite : notre travail d’enquête sur le sujet nous expose et demande des moyens. Face à Vincent Bolloré ou Pierre-Edouard Stérin qui rachètent des médias pour pousser leur idéologie mortifère, notre média indépendant est un espace de résistance.
Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de votre soutien : abonnez-vous ou faites un don à Rue89Lyon !
Chargement des commentaires…