Quelles conséquences environnementales peut-on attribuer à la Fête des Lumières ? C’est la question sur laquelle se penche La Lanterne Verte, blog d’étudiants en journalisme de l’ISCPA. Nous relayons une interview qu’ils ont produite d’Arnaud Garrigues, journaliste spécialisé écologie pour la Gazette des Communes. Nous la relayons et vous invitions à suivre la couverture de l’événement par les étudiants.
Arnaud Garrigues : Lyon est habituée à recevoir autant de personnes, même si le chiffre de l’année passée est relativement élevé. Il faut arriver à calculer le nombre de personnes qui viennent de l’extérieur, c’est-à-dire hors de la ville. Ces personnes-là vont naturellement booster la consommation liée aux transports même si les opérateurs de transports vont augmenter leur fréquence durant l’événement. La ville doit davantage se concentrer sur l’aspect des déchets, car c’est souvent le point faible sur ce type de manifestations, même s’il existe une réelle volonté de réduire l’impact lié aux déchets.
Alors de quelle façon peut-on réduire les déchets sur cet événement ?
Une collectivité devrait par exemple interdire l’utilisation du plastique et instaurer des gobelets réutilisables et consignés. Je pense qu’il faudrait également mettre en place un tri des déchets, et notamment concernant tout ce qui pourrait être recyclable. Si on arrive à récupérer des gobelets ou des bouteilles, ça serait déjà énorme. Il est simple de bannir l’utilisation du plastique, mais il est compliqué de contrôler tous les stands de nourriture qui seront présents pour les surveiller afin que les consignes soient bien respectées.
Concernant les visiteurs, comment ces derniers peuvent contribuer à ce que cette fête soit éco-responsable ?
Il y a déjà la question de la mobilité. On peut s’interroger sur les moyens de locomotion utilisés pour se rendre à la Fête des Lumières. Il faut privilégier les transports peu polluants ou le co-voiturage. Il faut également veiller à ne pas jeter ses déchets dans la rue pendant la durée de la manifestation.
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