[Série] La campagne en vue des élections municipales est désormais lancée à Grenoble. Avant les discussions autour des idées, les partis politiques à droite comme à gauche s’agitent sur la question de la formation des listes. Les critiques portant sur le bilan de l’action municipale d’Éric Piolle se font entendre, dévoilant, au passage, les stratégies politiciennes de chacun. L’alliance autour du maire et candidat se fera-t-elle, pour tenter de réitérer sa performance de 2014 ?
Sur la passerelle Saint-Laurent, ce 6 novembre, les citoyens soutenant la candidature d’Éric Piolle se regroupent. Venus de tous les horizons, ils ont répondu à l’invitation lancée sur les réseaux sociaux. L’idée : qu’un maximum de monde se rassemble pour une photo qui deviendra l’affiche de campagne du maire. Un professionnel, gros objectif en main, est là, ainsi qu’un « faux » Éric Piolle. En attendant le maire, l’individu prend la tête de la troupe, afin de répéter la procession, et obtenir le meilleur angle pour le cliché.
Puis l’édile (le vrai cette fois) arrive. Il se rend au milieu de la foule, dos à la Bastille, et le groupe avance dans une marche simulée une fois, deux fois. Tout à coup, alors que les nuages distillent une pluie glacée depuis le début de matinée, le soleil émerge comme pour bénir Éric Piolle. L’image — simple et efficace — vise à montrer le soutien populaire autour de sa candidature.
Une bouffée d’air qu’attend l’élu écologiste depuis l’annonce de sa candidature en septembre. Les alliés habituels du maire, dit «vert et rouge» (car élu avec un rassemblement réalisé à gauche en 2014) débattent encore du bien-fondé de leur soutien depuis la rentrée, ce qui créé des scissions. Que ce soit La France Insoumise (LFI), Génération-s, le PS ou le PC, au sein de chaque formation politique subsistent ou naissent des hésitations.
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