Il considère l’enseignement de la danse comme « une transmission qui passe d’abord par la connaissance de l’histoire de celle-ci ». Ali House, de son vrai nom Ali Sadky, est un danseur, un professeur et un activiste dans le milieu du hip-hop, particulièrement à Lyon. Rue89Lyon l’a rencontré pour discuter de la pratique, du développement et de la promotion des danses urbaines au niveau local.
Ali House : J’ai grandi en regardant les clips hip-hop de chanteurs américains et c’est la musique qui m’a emmené à chercher à en savoir plus sur cette culture et à vouloir danser. Mon parcours a commencé en 1999, c’est la période pendant laquelle j’ai fait de la breakdance avant de m’essayer à la house dance en 2006.
En 2007, je suis parti à Montréal pour me former, puis à New York. C’était très important pour moi de me rendre là-bas parce que c’est là que tout a commencé. J’ai fait quelques compétitions, je gagnais et je perdais mais surtout j’apprenais. Mon but était vraiment de développer mon physique et mon mental.
Je suis revenu en France en 2009 et j’ai commencé à donner des cours. Je voulais transmettre ce qu’on m’a appris. Et depuis je donne des cours à l’Université Lyon 2 et à la MJC PRESQU’ILE CONFLUENCE. J’ai aussi une association (Hip&House Lyon) avec laquelle j’organise des stages qui permettent à des personnes de découvrir ou perfectionner leur technique de danse.
« Plus personne ne considère désormais ces danses comme des danses de gangsters de rue »
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Rue89Lyon : Pouvez-vous nous rappeler la façon dont les danses urbaines made in U.S.A sont devenues populaires en France?
Ali House : En France, cette vague est arrivée entre 1984 et 1989 avec une forte influence de New York sur Paris. Le film Beat Street a d’abord été une sorte de petite révolution. Mais le véritable boom est arrivé avec l’émission H.I.P.H.O.P, diffusée sur TF1 en 1984.
C’était, au niveau mondial, la première émission entièrement hip-hop (rap et break dance). L’émission a accueilli de nombreux invités, les plus importants du moment.

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