Le juge administratif n’a pas retenu l’urgence de la situation et rejette point par point tous les arguments avancés par la Métropole :
« La Métropole de Lyon fait valoir que des travaux de démolition des bâtiments sont imminents, la seule affirmation selon laquelle une entreprise devrait être désignée fin octobre à cette fin ne permet pas d’établir la date prévisionnelle de réalisation de ces travaux et ainsi d’apprécier la nécessité d’une évacuation rapide du site. (…) Les risques en matière d’hygiène, de salubrité publique ou de sécurité pour les personnes hébergées ne sont pas établis par les seules affirmations de la métropole de Lyon alors que ni le constat d’huissier, ni le procès-verbal de dépôt de plainte au dossier ne font état de risques de cet ordre ».
Pour obtenir l’évacuation des lieux, la Métropole de Lyon doit désormais engager une procédure sur le fond qui prendra, a minima, un an. Ce qui laisse aux occupants un bon répit.
A la Croix-Rousse, une « victoire » pour les soutiens des migrants
Cette ordonnance a été accueillie comme une victoire pour ceux et celles qui ont ouvert ce squat pour y mettre à l’abri des mineurs isolés étrangers autrement appelés mineurs non accompagnés.
Originaires d’Afrique subsaharienne, la majorité des occupants se disent mineurs.
Certains attendent de passer l’entretien d’évaluation de leur minorité par Forum réfugiés, d’autres sont en attente de ce résultat et d’autres encore engagent des recours contre un résultat négatif.
Un squat dans un ancien collège de la Croix-Rousse : une solution pour les mineurs étrangers ?
Depuis son ouverture à la fin du mois de septembre, des migrants arrivent progressivement dans le squat tant les solutions d’hébergements font cruellement défaut à Lyon. Ils seraient aujourd’hui une centaine.

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