Il s’agit d’un duo formé par Isabelle Bertolotti et par Matthieu Lelièvre. La première a été responsable d’exposition au MAC de Lyon pendant plus de 15 ans, aux côtés de Thierry Raspail. La Ville de Lyon légitime ainsi son travail réalisé dans l’ombre pendant tout ce temps, préférant jouer d’une certaine façon la continuité plutôt que d’aller vers des personnalités ayant officié dans ds structures prestigieuses nationales (le nom de Jean de Loisy -Palais de Tokyo- a circulé un temps).
Historienne d’art formée à l’université Lyon 2 et à l’école du Louvre, la candidature d’Isabelle Bertolotti a été adoptée avec, pour former un duo, Matthieu Lelièvre, lui aussi historien de l’art. Il s’est occupé de commissariats d’expositions et a été responsable de collection. Il est présenté comme un expert en art contemporain et de la jeune création.
Pour rappel, le poste à Lyon avait suscité un grand nombre de candidatures et l’une des prétendantes à la fonction avait confié au magazine Le Quotidien de l’art :
« L’appel à candidatures était dingue, avec un spectre de missions beaucoup trop large et irréalisable, remarque une candidate non retenue au premier round. En plus de qualités de management et d’administration, de la gestion de 60 employés, il exigeait de prendre en charge un énorme projet artistique dans l’espace public et d’animer tout l’écosystème de l’art contemporain lyonnais. »
Quid de la Biennale ?
Justement, la mise en exposition selon Isabelle Bertolotti passera par “un soutien plus accru à la jeune création”, et par “un travail sur l’art contemporain dans l’espace public” pour ne “pas s’endormir face à la Chine ou l’Afrique qui sont très dynamiques”, rapporte le site lyoncapitale.fr.
Sylvie Ramond, directrice du Musée des Beaux-Arts, qui avait d’une certaine façon assuré l’interim au MAC, au moins dans la présentation et au sein d’un « pôle muséal » lancée par la Ville de Lyon, restera donc dans les parages. Elle a déclaré au sujet du MAC :
“Nous allons décloisonner le musée et mettre en commun nos collections dans ce pôle muséal. Un rapprochement nécessaire dans le contexte international qui nous permettra d’être encore plus ambitieux. L’objectif est de faire prendre conscience à l’extérieur que notre collection, la plus grande de France en dehors de Paris, est exceptionnelle.”
En dehors de ce pôle muséal qui ne doit pas devenir une tutelle pour le MAC, reste à savoir si la Biennale d’art contemporain de Lyon peut, à l’occasion de ces éclaircissements au sein de cette structure lyonnaise, prendre de nouveaux chemins.

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