Le mois de mai verra-t-il se concrétiser la fameuse « convergence des luttes » ?
C’est l’objectif affiché de la CGT et de ses alliés mais aussi de cheminots, soignants, étudiants, salariés d’EDF ou militants de gauche. Les initiatives se multiplient dans ce sens à Lyon.
Après une manif du 1er mai placée sous ce signe, une autre deux jours plus tard conclue par une coupure de courant de la tour Incity, un autre mouvement est prévu ce samedi, la « fête à Macron ».
A l’origine, comme pour Nuit Debout, on trouve notamment le journaliste et réalisateur de « Merci patron », François Ruffin, désormais député affilié à La France insoumise.
A Paris, une « manif pot-au-feu » sous très haute surveillance policière est organisée.
A Lyon, l’événement a été dupliqué mais devrait être un « rassemblement festif » place des Terreaux de 14h à 21h, pour « mettre des traits d’union entre tous ceux qui résistent », comme l’indique l’appel :
« Face à la grisaille du monde que Macron nous impose, faisons la fête et montrons de quoi serait fait cet « autre chose ». Donnons à son premier anniversaire un tour inattendu et faisons lui comprendre que nous voulons une vie différente, plus juste, plus solidaire et plus conviviale ».
Au programme, on retrouve le même dispositif que pour Nuit Debout : « micro libre » pour s’exprimer notamment sur les mobilisations en cours, moments festifs avec fanfare, et une AG pour « décider des suites ». Seront également montés différents stands d’accueil ou de nourriture pour la journée.
Des vidéastes emmenés notamment par le Lyonnais Vincent Verzat ont concocté un film mis en ligne fin avril et déjà vu 1,4 millions de fois sur Facebook. Le but : inciter à participer aux différents rendez-vous de mai, dont la « fête à Macron ».
Nuit Debout : 40 jours d’occupation en 2016 à Lyon
Le Comité du 5 mai Lyon est constitué pour partie des animateurs de Nuit Debout qui ont acquis un certain savoir faire en matière d’assemblée de rue.
A Lyon, la place Guichard avait été occupée du 9 avril au 31 mai 2016. Les premiers soirs pouvaient réunir plus de 1 000 personnes. Débats, ateliers, commissions, actions, Nuit Debout voulait renouveler la manière de faire de la politique. De manière horizontale, sans chef, ni porte-parole.
Le 31 mars 2017, Nuit Debout avait brièvement repris du service à Lyon, place Guichard.

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