La population immigrée européenne est principalement originaire de quatre pays :
- le Portugal (11,7%)
- L’Italie (9%)
- l’Espagne (4,6%)
- la Suisse (4,1%)
Pour les personnes immigrées originaires du continent africain, la très grande majorité est issue d’Afrique du Nord et notamment de trois pays :
- l’Algérie (16,8%)
- le Maroc (8,8%)
- la Tunisie (5,4%)
En analysant l’évolution dans le temps, l’INSEE indique même que la part de l’immigration européenne s’est renforcée ces dernières années. En 2007, la part des immigrés arrivés durant les cinq dernières années originaires d’un pays européen était de 41%. Elle était de 46% en 2012. Si la part de l’immigration « historique » en provenance d’Espagne ou d’Italie diminue (respectivement -7 400 et -16 700 personnes entre 1999 et 2012), celle originaire d’autres pays européens a progressé.
Ainsi, parmi les pays d’origine des immigrés présents en France depuis moins de 10 ans figurent le Royaume-Uni (4 %), la Serbie et y compris le Kosovo (3 %) et la Suisse (7 %).
Emploi : des immigrés plus précaires en moyenne
Pour l’INSEE, qui se base sur la définition du Haut Conseil à l’Intégration, un immigré est une personne née étrangère dans un pays étranger et qui réside en France. Une personne immigrée peut ainsi avoir obtenu la nationalité française par la suite, les autres personnes restant totalement étrangères. Ainsi, étrangers et immigrés ne sont confondent pas totalement, une personne immigrée ayant obtenu la nationalité française reste considérée comme immigrée. Par ailleurs, les personnes nées françaises à l’étranger ne sont pas considérées comme immigrées.
Concernant la situation face à l’emploi, dans son étude l’INSEE considère comme précaire toute situation contractuelle qui n’est pas un CDI.
Sur les 681 000 immigrés que compte Auvergne-Rhône-Alpes en 2012 (soit 9% de la population totale), 283 600 avaient un emploi en 2012. Face à l’emploi, l’INSEE indique que leur situation diffère par rapport à la population non immigrée. Chez les hommes, plus de la moitié d’entre eux (56,6%) sont ouvriers (46,5%) ou employés (10,1%). Des proportions moins importantes dans la population masculine non immigrée de la région, respectivement 32,5% et 11,2%. Les hommes immigrés sont aussi bien moins nombreux parmi les cadres (15,6% contre 19,4%) ou les professions intermédiaires (16% contre 24,8%).
Dans le détail, ces disparités varient selon les pays d’origine. L’INSEE Rhône-Alpes relève ainsi que 3% des immigrés originaires de Turquie sont cadres alors qu’ils sont 26% parmi les immigrés suisses ou 37% parmi les immigrés américains.
Les femmes immigrées de la région sont également moins représentées parmi les cadres et les professions intermédiaires et sont pour moitié employées dans une proportion légèrement supérieure à la population féminine non immigrée. L’emploi des femmes immigrées se caractérise surtout par une situation contractuelle plus précaire.
« Plus d’une sur cinq s’y trouve confrontée, soit 6,5 points de plus que pour les non-immigrées. Cette plus grande précarité s’explique, d’une part, par une plus grande présence des immigrées dans des métiers, tels que les services aux particuliers, où les contrats précaires sont plus nombreux. D’autre part, à profession identique, les immigrées ont plus souvent un contrat précaire que les non-immigrées », indique l’INSEE.
Ici aussi, la précarité de l’emploi varie selon les pays d’origine. Si 8% des femmes immigrées suisses occupent un emploi précaire, elles sont 21,85% parmi les immigrées originaires du Maroc, 23,4% parmi celles originaires d’Algérie ou 37,84% parmi celles originaires d’Australie et d’Océanie.
Même situation pour les hommes : la part d’emplois précaires chez les immigrés suisses s’élève à 6,84% contre 20,49% chez les immigrés tunisiens ou 25,79% chez les immigrés originaires d’Afrique (hors Afrique du Nord).

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