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, mais aussi envers les pouvoirs publics.
C’est la première fois depuis la création du Collectif contre Dentexia, en janvier dernier, que les « sans-dents » – comme ils se sont eux-mêmes désignés – sont sortis de leur silence. Les victimes sont au nombre de 2 200 déclarées à ce jour (dont les trois quarts à Lyon et Châlon) et environ 150 ont manifesté lundi à Lyon, place Bellecour.
Le visage de Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Edenté. Atrophié. « Défiguré » pour reprendre les mots de certains patients. À cette détresse sanitaire s’agglomère un désespoir financier. Ces victimes se sont endettés jusqu’au cou pour des soins mal effectués ou jamais terminés.
Dernièrement, les avocats du collectif ont obtenu la suspension des prêts contractés par les patients, sous pression de Dentexia. Depuis, les avocats du collectif sont toujours en négociations avec les avocats d’Axa, l’assureur de Dentexia.
En revanche, ce qui interroge le plus, c’est le jeu « petit bras » du ministère de la Santé et des pouvoirs publics. C’est au sujet du contrôle d’évaluation des centres Dentexia que le Défenseur des droits s’interroge. Autrement dit, les autorités régionales de santé (ARS) sont dans le collimateur.
« Le législateur est très embêté car il a une part de responsabilité dans le scandale Dentexia, explique Abdel Aouacheria, le porte-parole du Collectif contre Dentexia. Il n’avait pas anticipé les conséquences de la création de centres dentaires sous statut associatif qui ont été dirigés par des investisseurs privés dont les motivations étaient purement financières. »
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