C’est un procès fleuve qui s’ouvre devant le tribunal correctionnel de Paris ce lundi. Michel Neyret est jugé pour des faits présumés de corruption, trafic d’influence, trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs.
L’ex-« super flic » a-t-il franchi la ligne jaune, avec ses indicateurs notamment ? Celui qui fût numéro 2 de la police judiciaire et chef de l’anti-gang à Lyon, considéré comme l’un des inspecteurs les plus doués de sa génération, est tombé à la suite d’écoutes téléphoniques dans lesquelles on l’a vu jouer un rôle trouble.
Le procès s’ouvre à l’issue d’une enquête longue, qui a très régulièrement fuité dans la presse.
Michel Neyret a d’une certaine façon déjà subi une première condamnation, en étant révoqué de la police. Derrière le flic ultra-médiatique, se présentant toujours avec une chemise blanche immaculée et la mèche de cheveu lisse, c’est aussi toute une galerie de personnages souvent hauts en couleurs, qui est apparu au public, participant à ce qui pourrait passer pour un scénario de film policier haut de gamme.
Le procès devrait durer jusqu’au 24 mai prochain.
La chute du « super-flic » marque la fin d’ »une autre époque », décrit le journaliste fait-diversier du Progrès, Richard Schittly, que l’on entend un peu partout dans les médias depuis le début de cette affaire Neyret.
Richard Schittly est l’auteur de « Commissaire Neyret, chute d’une star de l’anti-gang » -un livre qu’il assure avoir écrit en tant que journaliste et pas comme l’ami ou en tout cas le proche du flic, ce qu’il était devenu au fil des 15 années à le côtoyer quasiment quotidiennement.
Ce qu’il raconte dans l’émission de la chaîne locale TLM « Droit de citer ».
Droit de Citer 18/03/2016 par TLM

Rue89Lyon est menacé ! Enquêter sur l’extrême droite, mettre notre nez dans les affaires de patrons peu scrupuleux, être une vigie des pouvoirs politiques… Depuis 14 ans, nous assurons toutes ces missions d’utilité publique pour la vie locale. Mais nos finances sont fragiles. Nous avons besoin de 30 000 euros au 16 avril pour continuer d’être ce contre-pouvoir local l’année prochaine.
En 2025, nous faisons face à trois menaces :
- Un procès-bâillon : nous allons passer au tribunal face à Jean-Michel Aulas, ex-patron de l’OL qui nous attaque en diffamation.
- Des réseaux sociaux hostiles : Facebook, X, mais aussi Google, ces plateformes invisibilisent de plus en plus les médias indépendants en ligne.
- La montée de l’extrême droite : notre travail d’enquête sur le sujet nous expose et demande des moyens. Face à Vincent Bolloré ou Pierre-Edouard Stérin qui rachètent des médias pour pousser leur idéologie mortifère, notre média indépendant est un espace de résistance.
Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de votre soutien : abonnez-vous ou faites un don à Rue89Lyon !
Chargement des commentaires…