Les filles réussissent mieux au bac que les garçons ? En Auvergne-Rhône-Alpes les statistiques ne contredisent pas cette idée. En 2013, 91% des candidates ont obtenu le diplôme contre 87% pour les candidats dans la région.
L’Insee Auvergne-Rhône-Alpes (Institut National de la Statistique et des études économiques) a publié ce lundi une étude sur les inégalités entre les hommes et les femmes à l’occasion de la journée des droits des femmes. La région se situe dans la moyenne nationale et on constate notamment une présence plus forte des femmes sur le marché de l’emploi et parmi les cadres.
Par la suite, les données montrent une présence en hausse des femmes dans l’enseignement supérieur. Dans notre région 56% des étudiants sont des étudiantes, une proportion qui augmente légèrement depuis 2000. Elles sont largement majoritaires dans les filières de Lettres et Sciences Humaines (72% de filles) ou dans les filières paramédicales et sociales (86%).
De plus en plus en femmes dans le bâtiment
Même si les filles y sont encore largement minoritaires, leur présence augmente assez significativement dans les écoles d’ingénieurs où représentent 29% des effectifs contre 25% il y a quinze ans. Dans les écoles de commerces de la région, la parité est quasi parfaite (51% de filles).
Cette présence en hausse a pour conséquence logique un plus fort taux de diplômées. En vingt ans, entre 1990 et 2011, la part des femmes non diplômées a chuté de moitié passant de 60% à 30%. Ainsi, en 2011 la moitié des femmes de 25 à 34 ans d’Auvergne-Rhône-Alpes avait un diplôme de l’enseignement supérieur.
Alors que le taux d’activité des hommes a légèrement baissé sur la même période, celui des femmes s’est largement accru. Et les femmes ont investi des catégories socio-professionnelles où elles étaient largement sous-représentées. Ainsi la part des femmes cadres a progressé en 20 ans de 120% dans la région, celle des femmes occupant des professions intermédiaires a elle augmenté de 74%.
Si elles restent malgré tout largement minoritaires, leur présence s’accroit et parfois dans des secteurs inattendus comme la bâtiment où la proportion de cadres femmes progresse de près de 400% par rapport à 1999 et représente 22% des effectifs. On comptait ainsi en 2012 près de 203 000 femmes cadres dans la région.
Plus de femmes en temps partiel
Malgré tout l’INSEE constate la persistance d’inégalités. Ainsi, les garçons s’orientent davantage vers des filières techniques et professionnelles et ce dès le collège (60% de garçons dans ces filières). `
« Ils entrent donc plus rapidement sur le marché du travail », explique Philippe Bertrand, chargé de projets.
Les métiers de l’industrie sont ainsi très peu féminisés. A l’inverse, les métiers d’assistantes maternelles, aides à domicile et aides ménagères, infirmiers ou de secrétaire sont largement féminisés. En 2011, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes le premier métier féminin est celui d’enseignant devant celui d’agent d’entretien (en baisse toutefois par rapport à 1999) et d’employés administratifs de la fonction publique.
Davantage de femmes travaillent également à temps partiel : 490 000 contre seulement 128 000 hommes. Si le taux d’activité des femmes a fortement progressé ces vingt dernières années, l’arrivée d’enfants dans les foyers réduit bien souvent celui des femmes et non des hommes.
« Le taux d’activité des hommes restent toujours le même, autour de 90%, quel que soit le nombre d’enfants. En revanche, à partir de 3 enfants on constate que la moitié des femmes n’ont plus d’activité professionnelle. »

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