Le rendez-vous a été donné à l’hôtel Best Western (dans le 2ème arrondissement de Lyon).

1. Se mettre d’accord pour l’imprimeur
Toutes les listes qui ont obtenu au moins 5% des exprimés peuvent fusionner. Ce qui veut dire que la liste PCF qui obtient 5,39% va pouvoir négocier aux côtés des écolo-mélenchonistes (6,90%), avec l’équipe de Jean-Jack Queyranne (23,93%).
Sur le plan légal, les trois listes ont jusqu’à mardi soir pour créer une nouvelle liste. Mais pour les documents officiels (professions de foi, affiches), il faut envoyer les fichiers à l’imprimeur dès le lundi soir.
Conclusion : l’annonce du contour de la fusion dans la journée de lundi. Les états-major des partis sont sur le pont.
2. Fusion technique ou fusion programmatique
Les partis politiques peuvent donc fusionner leurs listes de candidats mais pas leurs programmes. Même si, pour délivrer un message clair, mieux vaut se mettre d’accord sur un certain nombre de points. Encore faut-il le vouloir et avoir le temps de mener à bien ces négociations.
- Jean-Jack Queyranne a déclaré vouloir « rassembler » :
« Nous ferons cette fusion démocratique nécessaire, dans un esprit de responsabilité. On ne peut pas faire prévaloir des intérêts de boutique face au Front national et à la droite dure. »
Cette nuit, il négociera avec toute sa gauche, dès lors qu’elle aura fait plus de 5% des voix.
- Cécile Cukierman (PCF) semble favorable à une fusion technique, ce dimanche soir. Elle déclarait ainsi :
« Nous avons besoins de nous rassembler dès demain. Mais nous n’avons pas le temps de changer nos programmes. »
Au Rassemblement écolo-mélenchoniste, les positions divergent et traversent chaque parti.
- Globalement, chez EELV on est plutôt pour tenter de se mettre d’accord au moins sur l’agriculture, l’économie et les transports de marchandise.
- Chez Nouvelle Donne, même ligne souhaitée.
- Au Parti de gauche et à Ensemble, on favorise une fusion technique avec absence de participation à l’exécutif.
3. Qui décide de la fusion des listes ?
Globalement tous les leaders des différents partis ont appelé à une fusion. On voit donc mal un scénario où aucun accord serait trouvé.
Au PS et au PCF, ce sont les états-majors qui vont décider.
Mais au Rassemblement, c’est plus compliqué. Une assemblée dite « représentative » de 70 personnes sera décisionnaire. Elle est composée ainsi :
– 26 non-encartés
– 24 candidats
– 20 membres des partis (au prorata de leur poids politique)
– 6 membre du « groupe projet » (ceux qui ont travaillé sur le programme)
4. Comment composer les listes ?
Techniquement, la fusion des listes n’est pas très compliquée. Il se peut que Jean-Jack Queyranne dégage des espaces tous les 5 candidats pour caser un écologiste et tous les 7 candidats pour caser cette fois un communiste.
Dans les grandes hypothèses.
Reste à étudier les résultats de chaque département et à faire agir les porte-voix désignés.

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