SUR 20MINUTES
Ils sont 600 pompiers en manque de casernes en Rhône-Alpes. Seuls 150 lauréats du concours de sapeurs pompiers de 2013 ont trouvé un poste. Selon les syndicats, le constat national est le même : 80% des soldats du feu restent sur le carreau.
Alexandre, qui a obtenu son concours des sapeurs pompier en 2013, fait partie des laissés pour compte. Après avoir été pompier volontaire à Meyzieu dès l’âge de 16 ans, il a dépensé 2000 euros pour obtenir le permis poids lourd et s’est entraîné physiquement pendant un an. Pour rien. Alexandre raconte sa déception :
« J’ai envoyé 300 courriers dans toute la France. Mais je n’ai jamais eu le moindre retour. Je n’ai pas été convoqué à un seul entretien. Je suis écœuré. J’ai donné tout ce que j’avais pour intégrer cette profession. »
D’après le secrétaire national du syndicat Sud Sdis, Régis Vidal, le nombre de poste disponibles aurait été « complètement surdimensionné ». Pour lui, « le problème vient d’un manque de communication entre les départements. Du coup, pour s’assurer de ne pas manquer, ils placent le curseur très haut. Quitte à en laisser beaucoup sur le bord de la route. »
Ce ne sont pas les besoins qui manquent au sein des collectivités, ajoute-t-il, « mais les budgets. » Et le temps presse pour les jeunes pompiers comme Alexandre, il ne leur reste plus qu’une année pour décrocher un poste car le concours n’est valable que trois ans. Alors ils viennent de créer un collectif et une page Facebook. Ils ont aussi lancé une pétition et envisagent de mener une manifestation le 22 mai prochain.

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