Mais cette année à Lyon, ce sont justement… les festivals de courts métrages qui programment l’événement. Tandis que Le Comœdia accueille le festival du film court francophone de Vaulx-en-Velin, l’Institut Lumière laisse carte blanche à celui de Villeurbanne et à son directeur Laurent Hugues.
Soit deux approches complémentaires : là où Vaulx-en-Velin, fidèle à sa ligne, montrera des courts contemporains, venus de tous les territoires francophones et en prise avec les sujets d’actualité, Laurent Hugues a au contraire décidé d’aller flâner dans l’histoire du court-métrage pour une séance patrimoine assez exceptionnelle.
On y verra notamment, en hommage au cinéaste disparu en début d’année, Le Chant du styrène d’Alain Resnais. Bien plus qu’un docu sur une usine de plastique Péchiney, le film est un poème où les alexandrins de Raymond Queneau et l’art du montage de Resnais composent une symphonie de formes et de couleurs irrésistible. Dans Foutaises de Jean-Pierre Jeunet, le grand « J’aime, j’aime pas » auquel se livre Dominique Pinon préfigure la manie des listes d’une Amélie Poulain.
Mais le film le plus fort de ce programme, c’est Mort à Vignole, de ce génie méconnu qu’est Oliver Smolders. D’un simple film de famille aux cadavres d’une morgue, le cinéaste jette un regard intime et dérangeant sur l’idée que le cinéma, c’est la mort au travail. Un film dont on ne sort pas indemne, une expérience inoubliable de 25 minutes. Comme quoi, pas besoin de faire 3 heures pour être un chef-d’œuvre…
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