Ses projets en trio, quartet ou quintet ne se comptent plus, ses coopérations en tout genre également, du jazz à l’électro en passant par le rap. C’est au fil de ses rencontres et de ses projets qu’il puise sa source d’inspiration.
Treize albums depuis 1987, le prix Django Reinhart de l’Académie de Jazz en 1993, élu nouvel artiste de jazz aux Victoires de la Musique en 1998, deux prix littéraires pour sa biographie de Thelonious Monk, des coopérations avec André Ceccarelli, Abd Al Malik, Diane Tell, Jacques Gamblin, pour n’en citer que quelques-uns, Laurent de Wilde est un surdoué hors-norme capable de basculer de l’acoustique à l’électrique avec dextérité.
Après l’avoir vu en formation trio jazz piano-basse-batterie en janvier dernier dans le cadre du Saint-Fons Jazz Festival – soirée mémorable, il y présentait son dernier album « Over the Clouds », je ne peux que vous le recommander.
Il revient cette fois-ci avec un projet moderne et original, dont lui seul a le secret. Toujours en formation trio, il s’est entouré de Otisto 23 (Dominique Poutet), ingénieur du son, pianiste et surtout magna de la MAO (musique assistée par ordinateur), et de Nico Tico (Nicolas Ticot), artiste lyonnais –pas peu fière- spécialiste de l’art numérique et du mapping, créateur et directeur du XLR Project qui a réalisé de nombreuses animations sur Lyon (Nuits Sonores, Hôtel de Région, Subsistances, Musée des confluences, etc.).
FLY SUPERFLY ! EPK from Gazebo on Vimeo.
Avec une scénographie originale englobant plusieurs protagonistes, on peut parler d’installation, c’est un dialogue qui s’installe et évolue pour mêler musique acoustique, électronique et les images numériques.
La performance live prend tout son sens quand Laurent de Wilde fait de son piano un outil pour réaliser des sons, des rythmes et des effets qui sont envoyés, retravaillés et remixés en direct par Otisto 23, avant d’être habillés par des créations visuelles authentiques de Nico Tico.
Tout un univers musical et graphique sort alors de terre, des nappes de sons, de rythmes et d’images se succèdent, se superposent, s’amoncellent. Cette création complexe mélange plusieurs courants musicaux tels que le jazz, les musiques du monde, ou encore l’électro minimal et la techno plus dure. Agrémentée d’une main de maître par des images et des illustrations vidéo psychédéliques et métaphoriques.
Si vous avez envie d’expérience nouvelle, je vous invite fortement à participer à cette performance unique et imaginaire.
Samedi 29 novembre à 21h au Périscope de Lyon.

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