Par AFP (via leprogres.fr)
L’élection d’Emmanuel Imberton, le 2 décembre 2013, était contestée par Philippe Grillot. Le rapporteur public avait recommandé son annulation à l’audience, le 14 novembre, en évoquant «un vice de procédure».
Retour sur un feuilleton de règlement de compte entre patrons.
Dans un entretien paru dans le numéro de novembre 2013 d’Acteurs de l’Economie Rhône-Alpes, Philippe Grillot, chaud partisan de la « métropolisation », tire à boulets rouges sur la réforme de régionalisation des chambres de commerce.
Pour Philippe Grillot, la régionalisation n’est pas la bonne option. Le président de la CCI de Lyon assume pleinement « le schisme » avec la CCI régionale :
« C’est malheureux mais c’est ainsi. Le clivage est profond. (…) Deux clans se font face : l’un est animé par le duo Gérard Collomb – Philippe Grillot (sic), l’autre par le tandem Jean-Jack Queyranne – Jean-Paul Mauduy ».
La réponse de l’autre « clan » ne s’est pas fait attendre. Elle est venue du Medef et de la CGPME.
Ses membres démissionnent du bureau de la CCI, ce qui impose d’en élire un nouveau lors de la prochaine assemblée générale (AG) de la chambre consulaire, dans un délai de deux mois. Une AG est prévue le 2 décembre 2013, mais Philippe Grillot refuse d’organiser un scrutin, préférant le reporter. Une représentante de la préfecture, autorité de tutelle de la CCI, préside alors l’AG à sa place et fait procéder au vote, qui voit l’élection de d’Emmanuel Imberton.
Or, «aucune disposition législative ou réglementaire ne permettait au préfet de se substituer d’office au président d’une CCI», selon le jugement du tribunal cité par l’AFP.
Ce jugement fait recouvrer ses fonctions à Philippe Grillot. Il devrait retrouver son bureau ce lundi.
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