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« Impossible de se garer, Monsieur le maire ». La complainte est la même, qu’elle émane de commerçants qui se plaignent car « les affaires ne marchent plus comme avant » ou de professions libérales qui « n’arrivent plus à travailler ».
C’est ce que signale ce bon billet du blog hébergé par lemonde.fr, avec différents exemples.
Si bien souvent les initiatives consistant à faire de la place aux voitures – en rouvrant les rues piétonnes à la circulation ou en supprimant les espaces dédiés aux vélos – viennent du maire comme à Béthune (Pas-de-Calais), à Auray (Morbihan) ou encore à Thionville (Moselle), il arrive parfois que se soit la justice qui s’en mêle.
A Saint-Etienne, le 8 juin, le procureur donne l’ordre de verbaliser les piétons qui traversent en-dehors des passages zébrés. Il coûte à chaque contrevenant la somme de 4 euros, s’indigne Le Figaro. Dans les semaines précédentes, plusieurs accidents mortels s’étaient produits. Plutôt que de ralentir la circulation, on cantonne les piétons sur les trottoirs. Le message est clair : seule l’automobile est légitime en ville.
C’est la logique qui prévalait dans les années 1970. Un avocat du tout-voiture, Rémy Josseaume, se réjouit, toujours selon Le Figaro :
« Il faut en finir avec le piéton roi ».
Des maires jeunes et de droite
Non seulement les maires adoptant ce genre de mesures sont jeunes mais nous noterons également que toutes les collectivités qui réintroduisent la voiture en ville ont été conquises par la droite au détriment de la gauche en mars dernier.
La droite, bras droit de l’automobile, contre la gauche, qui défendrait les piétons et les cyclistes ? Voire. Bordeaux, Nice ou même Marseille, toutes détenues par l’UMP depuis de longues décennies, poursuivent, à des degrés divers, les politiques limitant l’espace alloué à la voiture en ville, afin d’encourager le « report modal » en direction des modes moins encombrants et moins polluants.
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