A sa tête, le jeune prodige Ellis Ludwig-Leone, formé à Yale et aux côtés de Nico Muhly, qui amène sa petite troupe au théâtre Les Ateliers, pour un PB Live en haute altitude.
Ludwig-Leone. Difficile de trouver nom plus doublement prédestiné au succès musical. Pourtant à l’adolescence, le jeune Ellis, fils d’artistes peintres, rêve surtout de basket-ball. S’il ne fera pas carrière, c’est en pratiquant ce sport qu’au lycée, il rencontre Allen Tate. Mais les deux partagent une autre passion, moins assumée, qui les rend définitivement inséparables :
«Dans mon lycée, raconte Ellis, personne ne se souciait de musique. Trouver quelqu’un d’aussi passionné qu’Allen avec qui partager cela a été très important. On a alors commencé à travailler ensemble».
Mais l’expérience tournant court, les deux amis se retrouveront plus tard.
Pour l’heure, Ellis file à Yale travailler à l’art de la composition, à la direction d’orchestre et surtout «à briser le schéma couplet-refrain». A la même période, il est l’assistant du protée musical Nico Muhly, lui-même ancien disciple de Philip Glass, avec lequel il apprend aussi à désapprendre :
«Nico a été essentiel, avoue Ellis, il m’a beaucoup aidé à me décomplexer sur la question des frontières entre les genres musicaux. A réaliser que peu importe la musique qu’on fait, la seule question à se poser c’est : « est-ce que c’est bon ? »».
Orchestral indie rock
C’est néanmoins à la pop, avec laquelle il avait donc manqué son premier rendez-vous, que revient celui qui se voyait comme un aspirant Ben Folds et a usé l’Illinoise de Sufjan Stevens jusqu’à l’os :
«A la sortie de l’université,confie-t-il, j’avais envie d’autre chose que tout ce sur quoi j’avais pu travailler avec mes professeurs. Je me suis mis à travailler sur les chansons dont j’avais envie. Même si je ne savais pas spécialement ce que j’allais en faire».
Il a pourtant rapidement un projet en tête et c’est à Banff dans l’Alberta au Canada qu’il va s’assigner à résidence (d’artiste) pour en accoucher. Quelques idées l’accompagnent : celle d’un dialogue musical masculin/féminin et forcément amoureux et l’envie d’exploser les schémas. Une certitude aussi : la partie masculine sera entièrement dévolue à Allen Tate, intrigant jumeau vocal de Matt Berninger de The National.
L’enregistrement implique vingt-deux musiciens pour un album sur lequel il est impossible d’apposer la moindre étiquette esthétique – Ellis optant lui-même pour «orchestral indie rock».
Lire la suite sur petit-bulletin.fr par Stéphane Duchêne.

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