Après une conférence de presse, il a tenu deux assemblées, sur les deux campus de l’université, les 9 et 11 décembre.
Devant, à chaque fois, 200 personnes environ, essentiellement des étudiants, le président de Lyon 2 a répété que rien n’était acté concernant l’application de la loi Fioraso qui doit prévoir un regroupement régional en « communauté d’universités et d’établissements » (CUE). Il est resté vague, en parlant de « convergences ».
Jean-Luc Mayaud veut ainsi garder la primeur de ses annonces pour un « conseil d’administration extraordinaire » qui devrait se tenir en janvier.
Vice-présidents démissionnaires ou étudiants contestataires, personne ne semble avoir été convaincu par ces deux interventions.
Rejet du budget le vendredi
Dans ce contexte, les choses se présentaient sous les plus mauvais auspices au conseil d’administration qui se réunissait ce vendredi 13 décembre.
Pas manqué. Le budget a été rejeté (14 voix contre, 13 pour, 1 blanc). Mais Jean-Luc Mayaud n’a pas pu voir qu’il était mis en minorité car il a été victime d’un malaise juste avant le vote et il a dû quitter le conseil d’administration.
Lyon 2 a jusqu’au mois de mars 2014 pour trouver une majorité et voter un budget. Dans le cas contraire, l’université sera mise sous la tutelle du rectorat.
Manif des étudiants de Lyon 2 samedi 14 décembre contre la loi Fioraso. ©Laurent Burlet / Rue89Lyon
Manif d’étudiants le samedi
Ce samedi après-midi, c’était les étudiants qui manifestaient de la place Jean-Macé à Bellecour « contre la casse de l’université ». Ils étaient 400 selon les organisateurs. Même nombre selon la police. C’est à souligner.
Ces étudiants demandent toujours le retrait des lois LRU et Fioraso qu’ils considèrent comme étant les causes principales des maux que connaît actuellement Lyon 2 :
- « Précarisation des personnels et suppression ou gel des postes.
- Dégradations des conditions d’étude, avec TD surchargés et des réduction du nombre d’heures de cours.
- Crainte de la suppression de certaines filières en cas de doublon dans le cadre de la création de pôles régionaux universitaire. » (CUE)
Avec les vacances et les partiels qui se profilent, les manifestants comptent sur la fin du mois de janvier pour reprendre cette mobilisation.

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