Le tribunal de grande instance de Lyon a rendu sa décision hier : les Fils de butte devront quitter les parcelles de terrain toujours occupées sur la butte de Décines, à côté des futurs chantiers d’accès au Grand Stade de l’OL. Et ce avant le 30 décembre. Sans quoi, le recours à la force publique pourra être demandé.
Les Fils de butte avaient déjà connu une expulsion le 3 septembre, suite à la mobilisation de riverains contre l’installation de trois familles roms. Mais tout le campement n’avait pas été déserté. En effet, une partie des cabanes étaient construites sur des parcelles qui n’étaient pas concernées, jusque là, par une procédure d’expulsion. Une dizaine d’opposants au Grand Stade, ou « zadistes » s’étaient donc réinstallés dans ces cinq cabanes restées indemnes après la venue des forces de l’ordre.
La procédure de justice était cette fois menée par la ville de Décines, accompagnée de propriétaires privés, dont le Centre anti-cancer Léon Bérard. L’avocat des Fils de butte, Etienne Tête (farouche opposant EELV au Grand Stade) a fait valoir que la ville de Décines n’était pas concernée, puisqu’elle ne possédait aucun terrain squatté. Argument retenu par le tribunal, qui, selon Le Progrès, a déclaré irrecevable « pour défaut de qualité pour agir » l’action en référé intenté par Décines, contrairement aux autres demandeurs.
Aller plus loin
Les opposants au Grand Stade expulsés : à Décines, on tolère les « hippies » mais pas les Roms
Les Fils de Butte veulent faire du Grand Stade de l’OL leur Notre-Dame-des-Landes
Tous nos articles sur le Grand Stade de l’OL

Enquêter sur l’extrême droite, mettre notre nez dans les affaires de patrons peu scrupuleux, être une vigie des pouvoirs politiques… Depuis 14 ans, nous assurons toutes ces missions d’utilité publique pour la vie locale. Mais nos finances sont fragiles. Nous avons besoin de 30 000 euros au 16 avril pour continuer d’être ce contre-pouvoir local l’année prochaine.
En 2025, nous faisons face à trois menaces :
- Un procès-bâillon : nous allons passer au tribunal face à Jean-Michel Aulas, ex-patron de l’OL qui nous attaque en diffamation.
- Des réseaux sociaux hostiles : Facebook, X, mais aussi Google, ces plateformes invisibilisent de plus en plus les médias indépendants en ligne.
- La montée de l’extrême droite : notre travail d’enquête sur le sujet nous expose et demande des moyens. Face à Vincent Bolloré ou Pierre-Edouard Stérin qui rachètent des médias pour pousser leur idéologie mortifère, notre média indépendant est un espace de résistance.
Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de votre soutien : abonnez-vous ou faites un don à Rue89Lyon !
Chargement des commentaires…