83 % des Rhônalpins sont « assez » ou « très préoccupés » par la qualité de l’air qu’ils respirent. C’est le résultat d’un sondage commandé à l’institut IPSOS par l’observatoire Air Rhône-Alpes et rendu public ce matin.
Ils ont raison : ozone en été, particules fines en hiver, l’air de Rhône-Alpes est bien épais.
Selon l’étude, réalisée sur un « échantillon représentatif de la population rhônalpine » auprès de 600 personnes, 95 % des ruraux « jugent que la qualité de l’air de leur commune est bonne », contre un seul habitant sur deux dans les villes.
Les poumons mieux aérés dans les campagnes ? Pas toujours. Selon l’observatoire, la pollution atmosphérique « se déplace et concerne donc de larges zones périurbaines, rurales et particulièrement les vallées alpines ».
Au niveau national, les dépassements des taux de particules fines fixés par l’Union européenne sont tels que l’État risque une amende salée devant la Cour de justice de l’Union.
Mais ce matin, le directeur adjoint de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), par ailleurs membre de l’association Air rhône-Alpes, préférait parler des conséquences sanitaires sur la « population exposée ». Et pour cause : l’OMS reconnaît ce même jour le caractère cancérigène de la pollution atmosphérique.
De son côté, le président de l’observatoire, Jean-Marc Uhry, précise :
« Si on superpose la carte des HLM et la carte des pollutions, ça se recoupe souvent. On a construit beaucoup d’habitations sur les grands axes routiers, ça a des conséquences. Il va falloir faire quelque chose à un moment ».
En attendant, plutôt que de développer massivement les transports en commun, le Grand Lyon s’obstine sur son projet de périph’ Ouest.
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