L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a mis en demeure les filiales d’Areva exploitant des sites du Tricastin et de Romans-sur-Isère (Drôme) « d’améliorer leurs moyens de gestion des situations d’urgence », annonce l’AFP (via lyonpremiere.com).
Les sites Areva du Tricastin et de Romans ont comme activités la conversion, l’enrichissement ou l’entreposage de l’uranium et la fabrication des combustibles qui alimentent les réacteurs nucléaires d’EDF.
A la suite de l’accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, en mars 2011, l’ASN avait prescrit à Areva, par décisions du 26 juin 2012, de disposer, avant le 31 décembre 2016, de locaux et de moyens d’urgence « résistant à des situations extrêmes ». L’ASN avait aussi prescrit la mise en oeuvre de dispositions transitoires à compter du 30 juin 2013.
En application de ces décisions, Areva avait transmis à l’ASN le 28 juin 2012 des solutions jugées « satisfaisantes ». Mais, indique l’ASN dans une note d’information mise en ligne lundi sur son site, Areva a proposé le 26 juin dernier « d’autres dispositions que celles initialement prévues, avec de nouvelles échéances, sans apporter les justifications nécessaires ».
« Les dispositions des décisions du 26 juin 2012 ne sont donc pas respectées par Areva », souligne l’ASN, qui met en demeure les exploitants de les respecter « dans un délai de quatre à huit mois ».
« Prenant acte de la mise en demeure de l’ASN », Areva a indiqué lundi s’engager à mettre en service, pour le site du Tricastin, « un poste de commandement mobile d’ici la fin de l’année 2013 ». D’ici là, « un véhicule type PC mobile est en service sur le site afin de prendre le relais en cas de phénomènes naturels extrêmes », précise Areva dans un communiqué.
Sur le site de Romans, le poste de commandement provisoire, en cours d’aménagement, « sera mis en service en novembre 2013 », a encore indiqué Areva.

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