Ce jeudi matin, la ministre déléguée à la Réussite éducative, George Pau-Langevin, était en déplacement à Lyon. Elle est en effet venue à l’occasion de l’Université d’été en études Romani. Après l’Espagne l’an dernier, cet événement se déroule cette année à Lyon, du 8 au 12 juillet à l’IUFM (Lyon 4e), et réunit une douzaine d’intellectuels roms.
Mais George Pau-Langevin était surtout de passage pour parler scolarisation des enfants roms :
« Les enfants roms doivent bénéficier d’une égalité d’accès au service public de l’Éducation, vecteur essentiel des principes et valeurs de justice sociale. »
Si la déclaration est pleine de bonnes intentions, la scolarisation des Roms rencontre aujourd’hui de nombreux obstacles. Notamment les expulsions des squats et bidonvilles sans solution de relogement qui continue depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande. Ce qui entraine bien souvent la déscolarisation des enfants. La ministre le reconnaît :
« Les familles roms, dont nombre optent pour la sédentarisation (sic), vivent encore trop souvent dans des conditions précaires, chaotiques, qui font obstacles à la scolarisation de leurs enfants. »
George Pau-Langevin a particulièrement été interrogée sur la situation des enfants roms expulsés d’un immeuble à Vaise (Lyon 9e) la veille. Evasive, elle répond :
« Nous sommes en juillet. J’ai toute confiance pour que l’Académie de Lyon trouve une solution d’ici la rentrée. »
La ministre déléguée a quand même voulu faire une annonce : la mise en place d’un groupe de travail sur l’accès à l’éducation qui, à partir de septembre, réunira des membres de l’inspection générale, des universitaires et des acteurs de terrain.
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