Elle avait comparé les prières de rue à l’occupation nazie. Marine Le Pen, présidente du Front national, avait déclaré, le 10 décembre 2012 :
« Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale s’il s’agit de parler d’occupation, on pourrait en parler là pour le coup. Certes, il n’y a pas de blindés, pas de soldats, mais c’est une occupation tout de même ».
Le Parlement européen ayant levé l’immunité parlementaire de l’eurodéputée, Marine Le Pen devra donc s’expliquer devant le parquet de Lyon, suite à une plainte déposée par le Mouvement contre le racisme et pour l’amiti é entre les peuples (MRAP).
Le 18 juin, partant à la rescousse des décriés apéros saucisson-pinard, elle en avait remis une couche :
« Très clairement comme en 1940, certains croient se comporter dans la France de 2010 comme une armée d’occupation dans un pays conquis. »
La levée de l’immunité ne l’a pas fait ciller. Le vice-président du FN et professeur à Lyon, Bruno Gollnisch, a toutefois protesté sur le fait que Marine Le Pen n’ait pas pu s’exprimer sur le fond devant ses pairs, jugeant que la procédure la commission des affaires juridiques du Parlement était digne du « Soviet suprême de l’Union soviétique », sous les huées de l’assemblée, selon lemonde.fr.

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