33 ans, le bel âge. Alors que Ryan Giggs titille encore le cuir à presque 40 bougies, Sonia Bompastor a décidé de prendre sa retraite. Ce samedi, à Clermont, elle aura l’occasion de disputer son dernier match. Le jour de son anniversaire. La Lyonnaise n’a jamais été une joueuse comme les autres. Hargneuse sur le terrain, elle a géré sa carrière d’une main de maître.
Le football, une évidence
Originaire de Blois (Loir-et-Cher), la Franco-Portugaise, dont les parents sont originaires de Povoa de Varzim (30 km au nord de Porto), va humer différents clubs durant sa jeunesse. Fille d’arbitre et sœur de footballeur, Sonia est tombée dans la marmite quand elle était toute petite. À l’âge de 8 ans, elle entame sa carrière au club de Mer. Ses parents vont bien essayer de la dissuader. Elle s’essayera même à d’autres sports. Sans succès. Ce petit bout de femme est formel : ce sera le football sinon rien. Cette volonté de réussir permet de la discerner sur le rectangle vert. Les observateurs en sont conscients. En 1998, elle intègre Clairefontaine. La légende est en marche.
Une légende chez les Bleues
Joueuse du Tours étudiant Club, elle connaît sa première sélection à 19 ans. Le 26 février 2000, Sonia chantonne sa première Marseillaise face à l’Écosse. Par la suite, elle prend part au Championnat d’Europe 2001, sa première compétition avec la sélection A. Treize ans après, elle culmine à près de 156 sélections ! Infatigable sur son aile gauche, Sonia est une véritable porte-drapeau pour le football féminin français. Malheureusement pour la Lyonnaise, elle n’éprouvera jamais la joie de glaner un titre avec l’équipe de France. Un manque certain.
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