Alors que Thierry Repentin, ministre délégué à la Formation professionnelle, signait hier à Saint-Fons 12 emplois d’avenir, six jeunes varois de moins de 26 ans se voyaient retirer leur contrat de travail, seulement trois semaines après leur prise de fonction.
Le dispositif « Emplois d’avenir » était l’une des promesses phares du quinquennat Hollande, visant à offrir du travail à des jeunes âgés de 16 à 25 ans possédant peu ou pas de diplômes et/ou résidant dans les zones urbaines sensibles (ZUS). Servie par une campagne de communication de plus d’1 ,7 millions d’euros, le dispositif ambitieux est déjà confronté à ses propres contradictions.
A Rue89, la CAF, employeur des six personnes désormais licenciées a expliqué que les jeunes en question n’étaient pas assez compétents :
« C’est un métier qui requiert des compétences spécifiques : savoir-faire relationnel et rédactionnel, maîtrise d’outils informationnels et aisance orale. Ce métier nécessite également une connaissance générique de 15 000 règles de droit. »
Or, c’est justement l’absence de qualification qui est à l’origine de ce dispositif. Il revient justement à l’employeur de prendre en charge la formation du jeune. Un processus qui ne se fait pas en trois semaines.
Dans le cadre de ces emplois d’avenir, le département du Rhône s’est engagé à embaucher 50 emplois et à en cofinancer 650 autres. Reste à voir dans quelles conditions.

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