La grève des avocats du barreau de Grenoble a débuté mardi et s’est poursuivi ce mercredi. Ils protestent contre l’audition d’une de leurs consoeurs par les policiers de la Sûreté départementale.
L’avocate – par ailleurs enceinte de huit mois- a du s’expliquer à la demande du procureur de la république, Jean-Yves Coquillat, sur un certificat médical (stipulant un arrêt de travail d’un jour) qui avait permis le renvoi d’un dossier de corruption qu’elle devait plaider.
Le barreau dénonce l’attitude du procureur qui relève » de la calomnie et d’une dénonciation fausse », selon ses mots. Le procureur de Grenoble reste sur ses positions et dit être dans son rôle : » quand j’ai un doute je fais faire une enquête » dit-il. Jean-Yves Coquillat dit vouloir ouvrir le dialogue rompu, selon lui, par les avocats.
Malgré l’appel du Procureur général qui a tenté l’apaisement en promettant une réunion entre le bâtonnier et le Procureur de la République, les avocats ont décidé d’une grève. Les avocats ne participent pas à la vie judiciaire de toutes les juridictions et, ce, pendant trois jours.
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