Le président du conseil général de l’Isère André Vallini (PS), accompagné de plusieurs élus, a plaidé mardi auprès du ministre des Transports en faveur de l’autoroute A51 Grenoble-Marseille dont un tronçon reste inachevé de part et d’autre de Gap, selon un communiqué reçu mercredi et repris par l’AFP, via le site Maritima.info.
Lors de cette rencontre, M. Vallini était accompagné de ses homologues des Alpes-de-Haute-Provence, Gilbert Sauvan (PS), et des Hautes-Alpes, Jean-Yves Dusserre (UMP), ainsi que de la députée (PS) Karine Berger et du sénateur (DVD) Pierre Bernard-Reymond.
Les élus indiquent dans ce communiqué :
« Nous lui avons rappelé l’engagement (de) François Hollande d’achever l’A51, comme toutes les autoroutes inachevées, lorsqu’elles correspondent à des impératifs de désenclavement. (…). C’est un projet dont on parle depuis un quart de siècle, qui a vu passer 16 ministres des Transports. Il est aberrant que cette autoroute s’arrête en rase campagne ».
Selon le sénateur de l’Isère, André Vallini, les concessionnaires actuels de l’autoroute, Area (groupe Eiffage) et Escota (Vinci), « sont prêts à financer chacun 50% du bout manquant » d’une longueur total d’environ 90 km. « C’est illusoire, on est dans la pure communication », a dénoncé le conseiller général (EELV) de l’Isère Olivier Bertrand.
L’achèvement de l’A51 coûterait entre 1,8 et 2,5 milliards d’euros pour « des projections de trafic faibles », selon un rapport parlementaire de juin 2011 rédigé par le sénateur (UMP) des Alpes-Maritimes Louis Nègre.
Cette autoroute A51 est extrêmement controversée. C’est notamment une forte mobilisation des militants écologistes et des habitants du massif du Trièves (au sud-est de Grenoble que l’autoroute devrait traverser) qui avait compromis le bouclage du projet.

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