The Oscillation
La World Wrestling Entertainment Inc., la plus grande promotion de catch du monde, organise tous les ans depuis 1988 le Royal Rumble, un événement dont le principal combat voit une trentaine de participants gagner le ring à tour de rôle, dans le but de s’en expulser les uns les autres jusqu’au dernier.
Là où ça devient bizarre, c’est qu’il plane sur ledit combat une malédiction : tous les types qui sont entrés en quatorzième position ont vu leur carrière s’effondrer et/ou leur vie prendre fin prématurément.
Si nous en faisons état ici, c’est parce qu’en apprenant, à une semaine du coup d’envoi de la quatorzième édition du Riddim Colision, l’annulation de la venue du beatmaker californien Nosaj Thing, l’une de ses têtes d’affiche, on s’est demandé si quelqu’un chez Jarring Effects/Active Disorder n’avait pas tiré le mauvais numéro dans une carrière antérieure.
Vérification faite, il n’en est rien, le festival devrait donc se dérouler sans autres encombres. Tant mieux, car il y a une fois de plus du très bon. En tête The Oscillation, quatuor briton donnant dans le rock altérateur de perception (mercredi 7 au Clacson).
Nos petits chouchous d’Erotic Market (le 8 au Kraspek, dans le cadre d’une soirée investissant simultanément cinq bars des pentes de la Croix-Rousse), Niveau Zéro, étoile noire montante du dubstep d’ici (le 9 novembre au Marché Gare) et surtout, surtout, les affreux, sales et méchants Death Grips, trio hip hop d’une radicalité sonique et d’une intensité scénique à faire passer les Bad Brains pour d’inoffensifs ouaouach (le 10 novembre au Transbordeur).
Par Benjamin Mialot sur petit-bulletin.fr.
Et comme il ne viendra pas, une petite idée de l’activité de Nosaj Thing :

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