Les jeux vidéo violents rendent agressif et leurs effets sur le comportement augmentent avec le temps, selon une étude réalisée en laboratoire par des chercheurs de l’université de Grenoble.
Menée en collaboration avec l’université de Hohenheim (Allemagne) et de l’Etat de l’Ohio (Etats-Unis), cette étude doit être publiée dans le prochain numéro de la revue scientifique américaine Journal of Experimental Social Psychology.
« C’est la première au monde qui étudie de manière expérimentale les effets à long terme des jeux vidéo violents », a indiqué à l’AFP Laurent Bègue, professeur à l’université Pierre Mendès-France de Grenoble.
Des études antérieures avaient déjà montré que les jeux vidéo violents causaient une augmentation immédiate et de courte durée de l’agressivité.
Les expériences menées en laboratoire à l’université de Grenoble ont permis de montrer que ces effets étaient « cumulatifs » et qu’ils pouvaient être « relativement durables », selon la conclusion de l’article.
Chaque jour, pendant trois jours, 70 étudiants des deux sexes ont joué pendant 20 minutes à des jeux vidéo, qui étaient soit violents soit non violents.L
La tendance constatée le premier jour s’accentuait les jours suivants. Plus les étudiants jouaient à des jeux violents et plus leurs pensées hostiles et leurs conduites agressives augmentaient.
Le chercheur Laurent Bègue relativise toutefois :
« c’est un facteur de violence avéré qui ne peut pas être négligé, même s’il ne faut pas s’en servir pour masquer d’autres sources de violence plus importantes ».

Enquêter sur l’extrême droite, mettre notre nez dans les affaires de patrons peu scrupuleux, être une vigie des pouvoirs politiques… Depuis 14 ans, nous assurons toutes ces missions d’utilité publique pour la vie locale. Mais nos finances sont fragiles. Nous avons besoin de 30 000 euros au 16 avril pour continuer d’être ce contre-pouvoir local l’année prochaine.
En 2025, nous faisons face à trois menaces :
- Un procès-bâillon : nous allons passer au tribunal face à Jean-Michel Aulas, ex-patron de l’OL qui nous attaque en diffamation.
- Des réseaux sociaux hostiles : Facebook, X, mais aussi Google, ces plateformes invisibilisent de plus en plus les médias indépendants en ligne.
- La montée de l’extrême droite : notre travail d’enquête sur le sujet nous expose et demande des moyens. Face à Vincent Bolloré ou Pierre-Edouard Stérin qui rachètent des médias pour pousser leur idéologie mortifère, notre média indépendant est un espace de résistance.
Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de votre soutien : abonnez-vous ou faites un don à Rue89Lyon !
Chargement des commentaires…