Dans le cadre du plan 2009-2013 de retour à l’équilibre budgétaire, les Hospices Civils de Lyon (HCL) suppriment 200 postes par an sur l’ensemble de ses établissements. Des coupes qui se sont amplifiées durant l’été, au même titre que la contestation du personnel.
La semaine passée, le personnel de l’hôpital Henry-Gabrielle, qui se mobilise depuis le mois de juillet, avait déposé un préavis de grève et faisait tourner une pétition contre ces suppressions de postes. Le même jour, les syndicats Sud et CGT de la Croix Rousse organisaient une assemblée du personnel pour décider des actions à mener contre la suppression de 24 postes de contractuels et les risques accrus pour les patients.
Ce mardi ce sera donc au tour de l’hôpital Edouard Herriot d’entrer en piste. Marie-Christine Pernin du syndicat Sud conteste “la suppression de 15 postes d’agents d’entretien contractuels et le passage partiel au privé de ce secteur”. Sud et la CGT appellent le personnel à faire grève et à se regrouper ce mardi à 11 heures devant l’entrée de l’hôpital Edouard Herriot. Ils seront reçus par la direction à la mi-journée.
A noter que l’ensemble des personnels des établissements des HCL est appelé à faire grève ce jeudi. Un rassemblement est cette fois-ci prévu, ce jeudi, devant la direction générale située quai des Célestins. Les représentants syndicaux devraient être reçus par le directeur adjoint. Les syndicalistes de Sud Edouard Herriot attendent de voir l’ampleur de la mobilisation de ce mardi pour décider de leur participation ou non à l’action collective de jeudi.

Rue89Lyon est menacé ! Enquêter sur l’extrême droite, mettre notre nez dans les affaires de patrons peu scrupuleux, être une vigie des pouvoirs politiques… Depuis 14 ans, nous assurons toutes ces missions d’utilité publique pour la vie locale. Mais nos finances sont fragiles. Nous avons besoin de 30 000 euros au 16 avril pour continuer d’être ce contre-pouvoir local l’année prochaine.
En 2025, nous faisons face à trois menaces :
- Un procès-bâillon : nous allons passer au tribunal face à Jean-Michel Aulas, ex-patron de l’OL qui nous attaque en diffamation.
- Des réseaux sociaux hostiles : Facebook, X, mais aussi Google, ces plateformes invisibilisent de plus en plus les médias indépendants en ligne.
- La montée de l’extrême droite : notre travail d’enquête sur le sujet nous expose et demande des moyens. Face à Vincent Bolloré ou Pierre-Edouard Stérin qui rachètent des médias pour pousser leur idéologie mortifère, notre média indépendant est un espace de résistance.
Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de votre soutien : abonnez-vous ou faites un don à Rue89Lyon !
Chargement des commentaires…