Suite à un troisième réexamen de sûreté décennal, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé ce mercredi qu’elle autorisait la poursuite de l’exploitation du réacteur numéro 2 de la centrale nucléaire du Bugey (Ain) :
« L’ASN considère que le réacteur n°2 de la centrale du Bugey est apte à être exploité pour une durée de dix années supplémentaires après son troisième réexamen de sûreté »
Cette décision a été communiquée à la ministre de l’Energie Delphine Batho, et a fait l’objet d’une notification à EDF.
Trente ans après sa mise en service, la centrale devra toutefois apporter des garanties supplémentaires en terme de fiabilité. Une annonce de l’agence, peut-être en partie motivée par la visite inattendue d’un militant de Greenpeace, descendu en paramoteur sur le toit d’un réacteur de la centrale en mai dernier :
«Pour la poursuite de son exploitation, l’ASN a préparé de nouvelles prescriptions visant à renforcer la sûreté. Elles feront l’objet d’une décision de l’ASN d’ici la fin de l’année. »
Le réacteur n°2 du Bugey est le troisième du parc nucléaire français à faire l’objet d’un réexamen de sûreté, après le réacteur n°1 de la centrale du Tricastin (Drôme), approuvé en décembre 2010, et celui de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), certifié en juillet 2011. Tous deux avaient été autorisés à prolonger leur exploitation pour dix années supplémentaires.
L’extension de service de cette dernière, doyenne des centrales françaises, avait toutefois été accompagnée de réserves, imposant la tenue de travaux dans la centrale. Une centrale que le président François Hollande a promis de fermer d’ici cinq ans.

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